Le Collectif Béarn pour un Moratoire OGM est un
regroupement d'associations, syndicats, partis politique et consommateurs, exigeant un moratoire sur la culture des OGM en plein champ.Vidéo de l'action :
http://www.latelevisionpaysanne.fr/video.php?lirevideo=142#142
A l’attention de tous les participants
Nous serons à Bollène pour une opération de communication POSITIVE vers le CETIOM d’une part, d’autre part et surtout, vers les agriculteurs.
Cela implique dans un premier temps de distribuer les tracts et d’essayer d’engager la discussion à l’échelle individuelle, à soulever des objections au discours officiel pendant les présentations orales :
Express Sun = OGM clandestin,
absurde fuite en avant des plantes résistantes aux herbicides,
Limites de la fuite en avant du tout « techno-scientifique » du modèle productiviste…
Cela suppose de ne pas afficher les T-shirts, pancartes, slogans habituels, qui seraient perçus comme provocation et nous interdirait tout débat. (L’uniforme de ce genre d’événement est plutôt la combinaison verte zippée !).
Il ne saurait, bien sûr, être question, autour de cette journée, de toucher aux essais qu’ils nous présenteront !...
Il n’est pas exclu, d’autre part, qu’il y ait quelque provocation. Donc, ne jamais être seul pour distribuer les tracts (groupes de 3-4), ne pas répondre et esquiver : on a tout à perdre a des affrontements que nos »adversaires » se chargeront tout de suite d’instrumentaliser.. Notre présence non-violente et la sérénité de l’action sont déterminantes pour faire entre le sujet des plantes mutées-OGM dans le débat public.
Des personnes référentes seront désignées pour répondre aux questions les plus pointues.
Nous demandons à tous de respecter ces consignes ainsi que celles, complémentaires, qui pourront être données au cours du pique-nique.
A demain
Le comité d’organisation
La première réunion du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) s’est tenue le 12 mai 2009. France Nature Environnement
(FNE) se félicite de la prise de fonction d’un organisme répondant aux vœux du Grenelle de l’Environnement.
Le rôle du Haut Conseil des Biotechnologies sera d’éclairer le gouvernement grâce à deux comités d’experts et de représentants de la société civile.
Cependant, la composante éthique, social et économique, à laquelle FNE participe, ne pourra émettre que des recommandations alors que la composante scientifique émettra des avis et que, de plus,
ces deux comités ne siègent pas ensemble au moment des débats. C’est un net recul par rapport au comité de préfiguration qui a précédé le HCB.
Evaluer tous les enjeux des OGM
Pour Lylian le Goff, responsable du dossier OGM pour FNE : « il importe, bien au-delà des aspects scientifiques portant sur la santé et l’environnement, d’évaluer les vrais enjeux : les
risques et intérêts de toute innovation en fonction des critères socio-économiques et géostratégiques du développement durable qui conditionne notre avenir et la politique des Etats. La question
fondamentale devant orienter les débats et prises de décision étant, en l’occurrence : tel OGM est-il compatible avec les critères du développement durable ? »
Deux dossiers urgents, de la plus haute importance, devraient mobiliser les travaux du HCB dans un proche avenir :
Définir le « sans OGM »
Il s’agit de combler une lacune européenne. De cette définition dépendra l’intégrité des semences, de l’environnement et des cultures vis-à-vis des contaminations transgéniques. Lylian Le Goff
continue : « C’est aussi grâce à cette définition que les consommateurs devraient bénéficier d’une information honnête avec un étiquetage transparent des produits, particulièrement ceux issus
d’animaux en fonction de leur alimentation avec ou sans OGM et à quel taux. » .
Etablir des protocoles d’évaluation des risques des OGM
Jusqu’à présent, les avis rendus par les commissions d’experts européens (EFSA) ou nationaux le sont uniquement après examen du dossier fourni par le demandeur d’autorisation, sans
contre-expertise toxicologique indépendante comme inscrite dans le projet de loi Grenelle 1. Le gouvernement doit mettre en œuvre des moyens logistiques et budgétaires pour mener ces
contre-expertises.
Avec de nouveaux protocoles d’évaluation, il s’agit aussi de répondre à la demande du Conseil des ministres européens de l’environnement de « renforcer et d’harmoniser les méthodes d’évaluations
des risques OGM en Europe ».
Pour FNE, la question des OGM ne se limite pas à un débat scientifique. Il faut tenir compte de tous les impacts des OGM, de leurs relations avec les pesticides sur le plan toxicologique, mais
aussi de leurs conséquences socio-économiques. C’est ce message qu’elle portera au sein du Haut Conseil des Biotechnologies.
Des tournesols mutés dans nos champs :
des OGM qui ne disent pas leur nom...
Les plantes obtenues par mutagenèse « incitée » sont des OGM, selon la définition de la directive européenne 2001/18, et génèrent les mêmes risques de dommages intentionnels ou non intentionnels sur la santé et l’environnement que les plantes obtenues par trangénèse. Elles ont pourtant été exclues de son champ d’application.
Pourquoi ?
Parce que cela permet aux firmes de faire la même chose qu’avec les OGM issus de la transgénèse, breveter le vivant, mais sans avoir à supporter la longueur des évaluations sur la santé et l’environnement, des procédures de demande d’autorisation d’essais, et les risques de refus par l’opinion européenne.
Cette tentative de contourner l’opposition massive aux OGM en France et en Europe ne doit pas demeurer dans l’ombre : faisons la connaître et participons à la protection des semences, des droits des paysans, de la santé et de l’environnement.
Exigeons la réintégration des plantes mutées
dans le champ d’application de la législation sur les OGM.
De plus sur le plan agronomique, là où des plantes résistantes aux herbicides sont utilisées, comme c'est le cas depuis plus de 10 ans sur le continent américain, il devient de plus en plus difficile de contrôler les "mauvaises herbes" devenues tolérantes à ces herbicides. Les doses d'herbicides utilisées ne cessent d'augmenter, entraînant un désastre écologique mais aussi économique, certains agriculteurs, abandonnant des terres devenues impropres à toute culture. La contamination des plantes sauvages constitue aussi une atteinte inacceptable à la biodiversité.
En France, des tournesols résistants aux herbicides sont déjà cultivés, sans que personne ne sache où[1]. Ils peuvent pourtant contaminer les cultures conventionnelles, bio et l’environnement, puis se retrouver dans nos assiettes.
Exigeons l’interdiction des cultures
de plantes résistantes aux herbicides
Le 20 mai à 14 h, le CETIOM[2] organise, au Silo de la Zone Industrielle
de la Croisière à Bollène (84)[3], une démonstration de cultures
de tournesols mutés résistants aux herbicides.
Nous appelons tous les citoyens à venir
- demander à ses responsables pourquoi ils cultivent ces OGM
- informer les agriculteurs présents.
[1] Bientôt, des colzas résistants à un herbicide, également issus de mutagénèse, en cours d'homologation, pourraient être inscrits au Catalogue des Semences
[2] Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains.