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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 10:34

Le tribunal de grande instance de Marmande a débouté jeudi un apiculteur lot-et-garonnais qui avait demandé en référé l'interdiction pour un agriculteur d'ensemencer ses champs en maïs OGM.

L'apiculteur et les associations qui s'étaient portées parties civiles à ses côtés, dont le Syndicat national de l'apiculture, l'association Bio d'Aquitaine, la Fédération nationale des associations de l'agriculture biologique, ont été condamnées à payer solidairement 5.000 euros de frais de justice au producteur de maïs OGM.

"Le tribunal a estimé que nous avions amené volontairement nos ruches à proximité des champs de maïs OGM pour démontrer la contamination, alors que nous pouvions les mettre ailleurs. Autrement dit, on n'a pas le droit de montrer qu'il y a un problème", a déploré Maurice Coudoin à l'Associated Press.

En juillet 2006, sous contrôle d'huissier, M. Coudoin avait installé trois lots de ruches tests à 400 mètres, 1.200 mètres et 1.500 mètres des cultures OGM de Claude Ménara, à Grezet-Cavagnan (Lot-et-Garonne). Des échantillons avaient ensuite été analysés par le laboratoire Atlangène de Saint-Herblain, près de Nantes. Ils ont révélé la présence de 34% de pollen OGM à 400 mètres, 39% à 1.200 mètres et sous forme de traces à 1.500 mètres.

Claude Ménara est connu pour avoir été le premier producteur de maïs OGM à présenter ses parcelles de cultures transgéniques aux médias. Ses champs ont été partiellement fauchés par Greenpeace, puis photographiés par Yann Arthus-Bertrand à l'été 2006. Ils avaient ensuite été la cible des faucheurs volontaires.

Maurice Coudoin indique que les différents plaignants feront vraisemblablement appel de cette décision, en apportant comme élément nouveau au débat un jugement rendu début mai par le tribunal d'Augsburg en Bavière. Celui-ci a donné raison à un apiculteur, considérant que "les apiculteurs comme les producteurs de maïs doux ont le droit d'exiger d'avoir une récolte exempte de la moindre trace de pollen de maïs OGM".

Par ailleurs, Maurice Coudoin entend poursuivre ses expérimentations à l'été 2007 sur deux sites supplémentaires dans les Pyrénées-Atlantiques et en Tarn-et-Garonne, avec le soutien financier de la Fondation Terre Humaine. Il compte également soumettre ce dossier au gouvernement. "Nous avons en point de mire le Grenelle de l'environnement où nous avons espoir de pouvoir présenter des éléments concrets par le biais d'une association participante", a-t-il affirmé à AP.
Par AP | 24.05.2007 | 16:24 - Publié dans : Actions ailleurs
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 08:41

Bagnolet, le 24 mai 2007


Communiqué de presse


Contamination génétique par les cultures de maïs OGM :

l’abeille, témoin gênant


La Confédération paysanne déplore vivement la décision négative du Tribunal de Grande Instance de Marmande (47) que Mme et Mr Coudoin, apiculteurs, avaient saisi en référé pour s’opposer à la contamination transgénique de leurs ruches.

En déboutant ces apiculteurs, les syndicats apicoles et les organisations paysannes dans leur assignation en référé contre les contaminations résultant des cultures de maïs OGM de Mr Ménara, et en leur réclamant de surcroît 5000 € de frais de justice, le tribunal de Marmande condamne les abeilles à disparaître.

Mr Ménara, transgéniculteur, aurait, selon la décision du juge, le droit de dire à Maurice Coudoin, apiculteur : « Enlève tes ruches de là que je m’y mette».

La France serait-elle un état d’exception en remettant en cause la liberté d’entreprendre des apiculteurs ?

En effet, le 4 mai , le tribunal allemand d’Augsbourg a condamné, dans des conditions similaires, un transgéniculteur à détruire sa culture de maïs OGM Mon 810 ou à la castrer avant la floraison, afin de permettre aux ruches situées à 1 km de ne pas être contaminées et au miel de rester indemne de toute trace de pollution génétique.

Dans le même temps, le gouvernement allemand prend un moratoire sur la commercialisation des semences de maïs OGM MON 810 parce qu’il est légitime de penser que ce maïs est dangereux pour la santé et l’environnement.1

La Confédération paysanne se refuse à abandonner toute action et évalue avec ses partenaires et ses avocats la possibilité de faire appel dans cette affaire.

Contacts : Christian Crouzet porte parole CP 47 06 20 09 96 86

Patrick de Kochko 06 17 06 62 60

Olivier Keller Secrétaire national CP 06 26 45 19 48

1 notre communiqué du 21 mai 2007

Par Confédération Paysanne - Publié dans : Actions ailleurs
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Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /2007 19:31
C’est ce qu’il ressort du jugement du Tribunal Administratif d’Augsbourg qui a
donné raison à un apiculteur qui avait déposé un recours contre le projet de
mise en culture de maïs MON 810 sur un site expérimental dépendant du Land de
Bavière.

Le cabinet d’avocat berlinois qui défendait l’apiculteur a basé son
argumentation sur une analyse poussée du Droit européen. Les juges ont repris en
grande partie leurs arguments pour donner raison à l’apiculteur.

Ce jugement a, de par la nature « européenne » des arguments, une portée
européenne et concerne directement la culture de maïs MON 810 en France ainsi
que les produits de l’apiculture.

Pour lire la traduction intégrale :
http://www.amisdelaterre.org/Le-mais-MON-810-partiellement.html

Pour ceux qui veulent aussi voir le texte intégral suspendant le MON 810 voir :
http://www.amisdelaterre.org/OGM-suspension-du-mais-MON810-par.html

amitiés terrestres et landaises
Par C. Berdot - Publié dans : Actions ailleurs
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Dimanche 3 juin 2007 7 03 /06 /2007 07:20
A une dizaine de jours du premier tour des élections législatives, Greenpeace lance une grande campagne d’information. L’organisation de défense de l’environnement publie aujourd’hui sur son site internet une carte de France évolutive qui révèle la position de 1 700 candidats sur les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Grâce à cette carte à consulter sur
http://www.greenpeace.org/france/getinvolved/votre-candidat-est-il-pro-ogm,
chaque électeur peut désormais cliquer sur son département afin de découvrir les réponses des candidats de sa circonscription. Ou de s’apercevoir que ceux-ci ont préféré se taire.

« Il est très difficile de savoir qui est pour et qui est contre les OGM ant le sujet est sensible, explique Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. La grande majorité des candidats aux législatives préfèrent esquiver le problème et les électeurs restent dans le flou. C’est pour remédier à cela et les pousser à rendre publique leur position que nous leur avons soumis notre questionnaire.»

*Méthodologie*

Durant ces dernières semaines, les candidats des trois grands partis français (UMP, PS et Modem-UDF), soient 1 700 candidats sur plus de 7 600, ont reçu un questionnaire leur demandant de se prononcer sur la question du moratoire sur les cultures d’OGM en plein champ.

*Résultats*

Seul un quart des candidats a répondu à l’enquête de Greenpeace. Les autres privent les électeurs d’un positionnement clair sur ce sujet pourtant fondamental. Parmi les réponses, les candidats PS et UDF se prononcent massivement en faveur d’un moratoire sur les OGM en plein champ. En revanche, et sans surprise vu la position ambiguë de leur parti, les candidats UMP sont beaucoup plus divisés. « Pour tous les candidats qui sont restés silencieux à notre appel, il est encore temps de nous répondre. Les nouvelles réponses seront enregistrées sur cette carte dynamique qui constitue un outil de suivi, même après les législatives, des positions des uns et des autres sur les OGM, indique Arnaud Apoteker. Nous invitons tous les électeurs à se mobiliser en écrivant aux candidats pour qu’ils se prononcent en faveur d’un moratoire sur les OGM cultivés en plein champ réclamé par 86% des Français.»

*Sur le terrain*

Demain samedi 2 juin, quelques groupes locaux de Greenpeace ainsi que d’autres organisations engagées dans le combat contre les OGM (la Fédération nationale de l’agriculture biologique, le Collectif des faucheurs volontaires, la Confédération paysanne, etc.) se mobilisent dans plusieurs villes de France. Par exemple, visite à la permanence du candidat Alain Juppé à Bordeaux. Inspection citoyenne à la recherche des cultures transgéniques dans la plaine de l’Ain. Ou encore à Lyon, les résultats locaux seront annoncés par un crieur public place de la Croix Rousse, à 11 heures.

*Contacts :*

*Arnaud Apoteker*, chargé de campagne OGM : 06 07 57 31 60.

*Virginie Lambert Ferry*, chargée de communication : 06 30 23 52 78
Par Greenpeace - Publié dans : Actions ailleurs
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 15:08
AGEN. --Hier, les militants anti-OGM se sont invités à la DDAF pour réclamer la liste des champs de maïs transgénique. Ils ont été sortis des locaux manu militari

On nous a traités comme des bestiaux. » Hier, les militants du collectif 47 contre les OGM étaient pour le moins marris suite à leur expulsion des bureaux de la DDAF (Direction départementale de l'agriculture et de la forêt).
Il était en effet environ 15 heures quand un important dispositif policier s'est mis en branle pour évacuer, manu militari, une vingtaine de militants qui s'étaient invités plus tôt dans la matinée, un peu avant 11 heures, au sein de la structure.
Cette invasion des locaux de la DDAF s'était menée sans heurts, sous les regards de la police, qui n'avait pas opposé de résistance à l'entrée du collectif. La cinquantaine de membres alors présents avait même prévu de venir avec un panier de produits de terroir sous le bras. Cependant, les militants n'étaient pas là pour se tailler un casse-croûte mais pour réclamer la liste de tous les champs qui cultivent des OGM dans le département, afin de défendre notamment la cause des apiculteurs (lire par ailleurs).
Patrick Peirani, le directeur de la DDAF, organisme qui a en sa possession la liste des parcelles de maïs transgénique dans le Lot-et-Garonne, a alors indiqué aux militants, après un coup de téléphone au ministère, que « l'administration n'a pas la possibilité de donner à des tiers ce type d'informations ».
Les discussions ont alors traîné en longueur. Selon les autorités policières, il avait été convenu d'un horaire limite qui aurait sonné le départ des militants. Mais quand le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Yannick Blouin, a demandé aux militants de quitter les lieux, ces derniers ont organisé un sit-in sur place.


La volonté toujours là. Sur ordre du préfet, (un demi-escadron de gendarmes mobiles de Toulouse se tenait prêt à intervenir), les policiers ont alors procédé à l'expulsion des anti-OGM, déclenchant l'ire des militants. « On nous a expulsés de la DDAF comme on nous expulse en justice quand on défend la cause des apiculteurs et bientôt on va nous expulser de nos champs », s'insurge Patrick de Kochko.
Yannick Blouin, le DDSP, assure pour sa part que l'expulsion s'est déroulée « sans incidents ». « Nous sommes intervenus quand il fallait intervenir et nous n'avons fait que porter les gens vers la sortie. Ni plus ni moins. »
En tout cas, à l'issue de cette expulsion, dans les rangs des militants, la volonté de lutter contre la dissémination des OGM n'avait pas décliné. « On va démontrer l'étendue de la contamination des champs », lance Patrick de Kochko, plus que jamais déterminé à servir la cause des anti-OGM. Une cause qui a au moins réussi hier à faire parler d'elle.

L'exigence d'une transparence totale
L'opération menée hier fait suite à la décision en référé du tribunal de Marmande du 24 mai, qui a estimé que c'était aux apiculteurs de placer leurs ruches à une distance de 1,5 km (en Allemagne, il est de 9 km). Une distance (contestée) qui serait « suffisante » pour éviter la contamination des abeilles par le pollen du champ d'essai transgénique (le seul déclaré) de Grézet-Cavagnan. Afin de démontrer « l'absurdité » de ce jugement, le collectif a donc réclamé la localisation de tous les champs OGM pour permettre aux apiculteurs de se mettre à l'abri. Sans résultat.

Vidéo de l'expulsion DDAF 47
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Actions ailleurs
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