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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /2007 19:42
Suite à l'interpellation de la DDAF de Perpignan (66) par courrier du 19/04 et visite du 21/04, le Collectif Anti-OGM 66 a reçu un courrier en date du 21 Mai 2007 précisant:

"A ce jour la DRAF-SRPV Languedoc Roussillon n'a pas reçu de déclaration de parcelles semées avec des OGM, la collecte d'informations sur la mise en culture de végétaux génétiquement modifiés ayant été définie par l'arrêté du 19 mai 2007.
Il est prévu qu'à partir de ces déclarations, le registre national des cultures OGM précisera au public, sur le site www.ogm.gouv.fr, le nombre et la surface des parcelles OGM présentes dans chaque canton.
En l'état de la règlementation, la seule obligation réglementaire liée à la culture de végétaux génétiquement modifiés concerne cette obligation de déclaration. Il est toutefois précisé, dans le communiqué de presse du 22 mars 2007, que les agriculteurs cultivant en 2007 des maïs OGM s'engageront à en informer les cultivateurs des parcelles voisines et à respecter une distance d'isolement entre cultures OGM et non OGM de 50 mètres. Il est également signalé qu'un suivi, permettant d'évaluer l'efficacité des distances d'isolement entre cultures, sera effectué par les services de l'Etat, et que ces résultats seront rendus publics. Concernant la mise en oeuvre de ce suivi, les modalités en seront définies par une note de service émise par notre administration centrale."

Commentaire:

La DDAF 66 s'est donnée la peine de mettre par écrit les points sur lesquels nous l'avions nous même informée lors de notre visite. La seule information qu'elle fournit est que la direction régionale n'a pas reçu à ce jour de déclaration de parcelles:  la SRPV de Montpellier a pourtant déclaré au CAO 34 que la DGAL lui avait transmis les surfaces d'OGM commerciaux par départements et que du maïs GM a été cultivé dans l'Aude, le Gard et l'Hérault en 2006. Il est dés lors très surprenant qu'aucune parcelle OGM ne soit répertoriée pour 2007. Quant au suivi des contaminations issues des cultures GM 2006, il n'en est même pas question.

La DDAF 66 ne répond à aucune des questions posées si ce n'est en disant qu'une note de service précisera les modalités du suivi sans que l'on sache à quelle date. Elle ne répond pas également, comme elle s'y était engagée lors de notre visite, à la question de savoir comment s'articulent les missions respectives de la DDAF et du SRPV.

Elle ne précise pas non plus:
-         quel cadre réglementaire sera utilisé pour protéger nos végétaux et permettre une indemnisation des contaminations (observées dans tous les pays ayant adoptés ces cultures et notamment en Espagne ou plus aucun maïs biologique ne peut être cultivé),
-         concernant les achats en Espagne de grains GM destinés au bétail, pratiqués couramment par des agriculteurs du département (66), quelles mesures elle envisage pour prévenir une contamination potentielle des semences et de l'alimentation ?
-         de quelle manière elle va rendre compte au public de ces mesures et garanties

La DDAF 66 ne mentionne aucune volonté de nous informer ultérieurement en fonction des directives qu'elle recevra et se réfugie donc derrière l'opacité et les carences de son service pour ne fournir aucune des informations vitales pour les apiculteurs, agriculteurs et consommateurs du département.
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Actions ailleurs
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Samedi 7 juillet 2007 6 07 /07 /2007 07:55
Cela fait dix ans maintenant que la lutte contre la dissémination d'organismes
génétiquement modifiés en plein champ a commencé en France. La détermination des militants
n'a pas faibli, et leurs rangs se sont vu renforcés : les Faucheurs Volontaires sont aujourd'hui
plus de 6 000. Malgré les menaces de lourdes amendes, voire de peines de prison, ils se sont
engagés à affronter un état de non-droit pour exiger la justice et le respect de la volonté
citoyenne, pour défendre l'intérêt général et le bien commun.
Comme le précise la charte des Faucheurs Volontaires, dans l'état de nécessité, face à
l'invasion des OGM, ils ont fauché des plants génétiquement modifiés comme dernier recours
pour que la démocratie reste une réalité. C'est l'impuissance politique et un Etat qui protège des
intérêts privés au détriment de l'intérêt général qui les ont fait entrer en résistance pour refuser
la fatalité. Car désobéir, « c'est d'abord la défense des principes fondateurs de la démocratie :
liberté, égalité, fraternité » (J. Bové, G. Luneau, Pour la désobéissance civique).
La culture d'OGM en plein champ est imposée en force par des lobbies, sans débat
démocratique, au mépris des risques sanitaires et environnementaux, de la maîtrise par les
paysans de leurs semences, et du droit des peuples à se nourrir comme ils l'entendent. Les
Faucheurs Volontaires ont choisi d'agir de façon non violente, à visage découvert et en plein
jour, pour répondre à la violence des semenciers face à la vie, et pour encourager une prise de
conscience.
Des tribunaux (Versaille et Orléans) ont déjà reconnu et inscrit cet état de nécessité dans
leurs délibérations, mais d'autres ont sanctionné sévèrement : José Bové et Jean-Emile
Sanchez sont condamnés à des peines de prison ferme, d'autres récidivistes devraient eux
aussi être sanctionnés de la même façon, Monique Burnichon se voit saisir des sommes
conséquentes sur son salaire, Gilles Lemaire verra dans les prochains mois son appartement
vendu aux enchères. Et la liste pourrait s'allonger.
Les Faucheurs Volontaires ont choisi un mode d'action collectif pour alerter sur le danger
des OGM. Et c'est justement cette dynamique collective qui fait leur force : si l'Etat a souvent
choisi les individus qu'il poursuit, les Faucheurs Volontaires ont redoublé d'imagination pour
faire valoir leur cohésion : comparants volontaires devant les tribunaux ou auto-dénonciation
après des actions. Restons aujourd'hui solidaires pour soutenir les militants inquiétés.
Face à la répression financière, et pour permettre à ceux, nombreux, qui soutiennent les
actions anti-OGM sans y participer directement, de s'impliquer concrètement, l'association Sans
Gène a été créée. Son objet est de récolter des fonds pour soutenir les personnes inquiétées
suite à des actions citoyennes visant à alerter la population face aux risques des OGM en plein
champ et aux intérêts privés de quelques multinationales.
Les dons réalisés au profit de cette association sont déductibles à 66 % de votre revenu
imposable (dans la mesure où ils en représentent moins de 20 %).
Envoyez votre participation à Sans Gène, 10 bis rue du Colonel Driant, 31400 Toulouse.
Coordonnées bancaires
RIB : 42559 0021 41020002203 80
IBAN : FR76 4255 9000 2141 0200 0220 380
BIC : CCOPFRPPXXX
Merci de faire suivre cet appel le plus largement possible.
Sans Gène, pour soutenir les militants, a besoin de votre solidarité.

Association Sans gène
CASC - 10 bis rue du colonnel Driant - 31400 Toulouse
sans-gene@no-log.org
Par Association Sans gène - Publié dans : Actions ailleurs
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Dimanche 8 juillet 2007 7 08 /07 /2007 14:06
COMMUNIQUE
TOULOUSE, LE 08 JUILLET 2007

« Action symbolique et non violente des faucheurs volontaires. Réactions hostiles et menaçantes des agriculteurs »

Ce matin une centaine de faucheurs volontaires ont cueilli symboliquement un pied de maïs OGM sur une parcelle d’un transgéniculteur de
l’agglomération toulousaine. Alors que cette action se passait dans le calme et le respect de la philosophie non violente, des agriculteurs ont débarqué en tracteurs pour bloquer le parking où étaient garées les voitures des faucheurs. Remontés et particulièrement agressifs ils semblaient vouloir à en découdre avec les militants pacifistes qui ne leur en ont pas laissé l’occasion. Ces derniers sont restés calmes et déterminés permettant ainsi de modérer les hostilités des agriculteurs.
Les forces de l’ordre sont intervenues et font actuellement face aux
agriculteurs menaçants.

Cette action fait suite à l’annonce des 20 000 hectares d’OGM semés cette année en France et plus particulièrement des 6 158 ha en Haute-Garonne.
Les coopératives et les firmes semencières ont propagé les graines de la discorde dans les campagnes françaises en incitant les agriculteurs à cultiver des OGM, et ce, alors que la directive européenne n’a été que très partiellement transposée dans le droit français et au mépris de la démocratie. En effet, les décrets, pris de manière unilatérale par le
gouvernement en mars 2007, ne prévoient pas de protection des cultures non OGM et plus particulièrement des filières qualités qui ne doivent pas en contenir. Midi-Pyrénées particulièrement soucieuse de la qualité de ses produits se voit aujourd’hui envahie de cultures OGM mettant en péril non seulement la biodiversité mais aussi l’économie de la région. Les faucheurs volontaires ont souhaité dénoncer la contamination organisée des cultures françaises en prenant un pied de maïs OGM chacun afin de les amener aux pouvoirs publics censés organiser la coexistence des cultures OGM non OGM que l’on sait cependant impossible.

Contact : 06 30 50 56 63
Par Faucheurs olontaires de Toulouse - Publié dans : Actions ailleurs
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Lundi 9 juillet 2007 1 09 /07 /2007 07:12
Vous le savez peut-être un sévère orage de grêle a ravagé un coin du Lot et Garonne, broyé les blés et réduit à néant la moisson de Patrick De Kochko destinée à la meunerie, son revenu essentiel. Le ciel était avec Sarkozy !

Patrick donne beaucoup de son temps, de son énergie et de son efficacité à la lutte juridique contre les OGM depuis 10 ans bénévolement.

Victime d’une semence bio contaminée en 1996, il a été témoin dans divers procès depuis Auch en 2001 ou Carcassonne en 2006. Il porte la stratégie juridique et le montage financier du procès Ménara. Il a organisé le soutien à Maurice Coudoin, l’apiculteur dont les comptes ont étés saisis par les sbires de Monsanto et la collecte de fonds pour la poursuite l’action en justice.

Il a monté le dossier et obtenu le financement du Conseil Régional d’Aquitaine pour la mise en place des protocoles de mesure des contaminations. C’est lui qui a donné, à l’appel du collectif Béarn une répartie argumentée bien relayée par la presse devant une salle comble à Christian PEES, le président d’Euralis au printemps. Il était là bien sûr pour soutenir l’arrivée des grévistes de la faim à Lescar (64). Il était aussi des rencontres avec les SRPV et les DRAF en Aquitaine et Midi-Pyrénées ou récemment avec l’éphémère ministre Alain Juppé, et il a initié l’inspection citoyenne de la DDA du Lot et Garonne pour obtenir les déclarations de semis OGM.

Patrick a commencé à organiser le stockage des blés panifiables qu’il lui faut retrouver. Il dit savoir faire un métier à risque qu’il a choisi, et ne demande pas d’aide. Mais nous ne pouvons pas nous priver de son énergie en ces temps de contamination bien orchestrée et nous lui devons beaucoup dans le rude combat actuel.

Notre soutien financier sera aussi un soutien moral.

Merci d’y participer et de diffuser dans vos réseaux.

Chèques à l’ordre des Amis de la Terre des Landes, mention au dos « soutien à Patrick »

A adresser à Hélène Gassie Chemin de Molères 40380 OZOURT

Titulaire du compte :
Les Amis de la Terre Landes
Maison des associations
24 Bd Ferdinand de Candau
40000 Mont -de- Marsan

La Banque Postale
Centre de bordeaux
N°de compte: 0500963U
Par Hélène.Gassie - Publié dans : Actions ailleurs
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /2007 22:23
Suite à nos demandes de localisation précise des parcelles OGM restées infructueuses, nous organisons une action régionale le mardi 24 juillet au SRPV Midi-Pyrénées.
Rendez-vous le mardi 24 juillet à 11 h devant la DRAF (bât E, cité administrative , bd Armand Duportal). Il s'agira de réclamer l'accès à l'information.
Nous rappelons ici l'importance de se mobiliser dans une région qui est la plus touchée par les OGM (plus de 14000ha en Midi-Pyrénées; 1435ha > dans le Gers).

Merci de vous mobiliser et de relayer cette information. Ceux qui souhaitent y participer sont invités à contacter le local de la Confédération Paysanne du Gers, pour qu'on organise l'action et un  covoiturage.

Emmanuelle Vande-Kerckhove, animatrice

CONFEDERATION PAYSANNE DU GERS
1, rue Dupont de l'Eure
32000 AUCH
tél : 05.62.05.30.37
fax : 05.62.05.30.86
Par CONFEDERATION PAYSANNE DU GERS - Publié dans : Actions ailleurs
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