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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 22:53
Les états membres se sont prononcés à la majorité qualifiée en faveur de l'Autriche et de la Hongrie qui peuvent donc garder leurs moratoires sur le maïs MON810. La proposition de la Commission a été repoussée par 282 votes ! Seuls quatre pays continuent à se prononcer avec obstination contre l’avis de leurs populations et en faveur de la Commission : le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande et la Suède.

Les Etats-membres ont également voté contre la levée de l’interdiction en Autriche du maïs T25, mis au point par l’entreprise allemande Bayer.

Pourtant Mr Barroso n’avait pas ménagé sa peine pour servir les intérêts des firmes de biotechnologies. Il avait notamment créé un groupe de « sherpas » et organisé des réunions secrètes en juillet et octobre 2008, afin d’ « accélérer » l’introduction des OGM dans l’Union européenne (1).

Pour Christian Berdot, responsable de la campagne OGM des Amis de la Terre France : « Il était temps que les votes des états-membres représentent enfin la volonté de l’immense majorité des citoyens européens. A force de jouer les garçons coursiers pour les firmes de biotechnologies, Mr Barroso s'est pris une claque. D’autre part, l’expérience des Etats-Unis (2) où quelques firmes étranglent le marché des semences, devrait calmer les extrêmistes pro-OGM qui veulent les imposer à l'agriculture française et se moquent de la volonté de leurs concitoyens. Quant à l’Afsa, elle peut aussi revoir sa copie ! Les Français se trouvent confortés dans leur refus de voir le MON810 et d’autres OGM dans leurs champs ou leurs assiettes ». 

(1) Les Amis de la Terre ont pu se procurer par une fuite les minutes confidentielles. Voir l’article « Réunions secrètes au plus haut niveau pour imposer les OGM » : http://www.amisdelaterre.org/Union-europeenne-Reunions-secretes.html
(2) Dans l’édition 2009 de leur rapport annuel sur la situation des OGM dans le monde « Qui bénéficie des OGM ? », les Amis de la Terre analyse la politique commerciale de Monsanto aux Etats-Unis. Voir l’article « Monsanto ou comment profiter de la crise alimentaire »,
http://www.amisdelaterre.org/OGM-Nourrir-les-pauvres-ou.html
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Elus, partis et syndicats
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 17:49
C'est ce qu'affirment 26 scientifiques états-uniens, spécialistes des insectes du maïs, dans une déclaration présentée au Ministère de l'Environnement.

On peut y lire notamment que « aucune recherche vraiment indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions critiques ».

Pour voir la traduction complète de l'article du New York Times :
http://www.amisdelaterre.org/OGM-des-scientifiques-US.html

En ces temps de discussion sur le MON810, une contribution intéressante.
Par Christian Berdot - Publié dans : Documents
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 07:42
BRUXELLES, CORRESPONDANT

L'organisation belge de défense des consommateurs Test-Achats a détecté des traces d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans 22 des 113 produits alimentaires qu'elle a testés récemment, dans le cadre d'une vaste enquête sur la qualité de l'alimentation. Certains de ces produits étaient pourtant porteurs du label bio. En 2003, une enquête semblable n'avait détecté aucun OGM.


Test-Achats indique que 12 produits testés, contenant du maïs et du soja, présentaient des traces d'OGM, mais inférieures à la limite européenne autorisée, soit 0,9 %, pouvant résulter d'une contamination "accidentelle". Si elle n'atteint pas ce seuil, la présence d'OGM n'a pas à être mentionnée, sauf volonté particulière.

Sept autres produits contenaient des traces d'OGM non autorisés par l'Union européenne. Leur quantité, minime, ne pose pas de problème, mais leur nature oui, puisqu'ils ne sont pas en conformité avec la réglementation communautaire, souligne l'organisation.

Autres découvertes de Test-Achats : deux produits bio porteurs d'OGM autorisés et un produit non bio contenant plus de 0,9 %, non mentionnés sur l'étiquette. Plus généralement, insiste l'organisation, des produits présentés comme "sans OGM" n'offrent en réalité aucune garantie fondamentale quant à une contamination involontaire.

Partisan d'une ligne "dure", Test-Achats déplore les changements intervenus au 1er janvier 2009 dans la législation européenne. Celle-ci prévoit qu'une présence "imprévisible ou techniquement inévitable" d'OGM dans l'alimentation bio ne doit plus figurer sur l'étiquette dès l'instant où le seuil de 0,9 % n'est pas atteint. Et cela, souligne Test-Achats, alors que les cahiers des charges européens pour ce secteur agricole interdisent toute présence d'OGM.

Au passage, l'organisation souligne qu'elle a relevé des résidus de pesticides dans 4 des 17 bouteilles de vin "bio" qu'elle a analysées. Ce qui pose, selon Test-Achats, la question du fonctionnement des organismes de certification.

"INTRANSIGEANCE"

Au total, estiment les auteurs de l'enquête, les "produits OGM ne resteront plus longtemps une rareté" sur le marché belge, alors que la Wallonie a adopté une législation très sévère. En juin 2008, cette région a prôné une agriculture "de qualité, biologique et traditionnelle", quelles que soient les règles nationales ou européennes, le gouvernement régional s'en prenant à "l'ultra-libéralisme" de la Commission de Bruxelles et à son "intransigeance" face aux pays qui se déclarent adversaires des OGM.

L'arsenal répressif dont s'est dotée la Wallonie prévoit de lourdes amendes, la possibilité d'arrachage et la création de zones sans OGM, pour éviter toute dissémination. Ainsi qu'un fonds de compensation financé exclusivement par les candidats à la production d'OGM couvrant les pertes liées au mélange accidentel de cultures.

Jean-Pierre Stroobants
Par Le Monde - Publié dans : Articles de presse
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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /2009 21:25

Communiqué de presse - Mardi 17 février


L'arrêt rendu aujourd'hui par la Cour de justice européenne marque un tournant majeur dans la lutte contre les OGM
.

La Cour de justice européenne vient de rendre un arrêt essentiel qui impose aux autorités publiques de communiquer au public la localisation exacte et l'environnement des champs d'OGM. Réaction de FNE.

Pour Lylian Le Goff, responsable du dossier OGM à FNE : « Nous nous félicitons de l'arrêt rendu aujourd'hui par la Cour de justice européenne. Le Juge fait toute la lumière sur les OGM et nul doute que les fabricants d’OGM n'aiment pas la lumière ! Il est désormais certain que le droit à l'information du public suppose que l'administration rende publiques les informations qui doivent lui être communiquées par ceux qui veulent cultiver des OGM. Concrètement, nous avons désormais le droit de connaître la localisation exacte et l'environnement de tous les champs d'OGM ».

FNE rappelle qu'elle avait, dès 2001, engagé des actions en justice pour obtenir les informations relatives aux cultures d’OGM.

Rappel des faits. A la demande de M Azelvandre, le tribunal administratif de Strasbourg, par jugement du 10 mars 2005, avait ordonné au Maire de la Commune de Sausheim de lui communiquer les fiches d'information relative à 5 essais en plein champs d'OGM. Saisi par la Commune, le Conseil d'Etat a adressé deux questions préjudicielles à la Cour de justice européenne pour obtenir une précision du droit à l'information du public relatif à la localisation des champs d'OGM.

La localisation exacte des champs OGM est publique.
La Cour précise dans son arrêt que le public a droit à la communication de l'ensemble des informations que les firmes sont tenues de communiquer à l'administration pour obtenir l'autorisation de procéder à des cultures d'OGM.

L'arrêt précise : « figurent notamment parmi les données qui doivent être mentionnées dans les dossiers techniques accompagnant les notifications, conformément aux prescriptions de l'annexe III B, E, de ladite directive, la localisation et l'étendue des sites de dissémination ainsi que la description de l'écosystème des sites de dissémination, y compris le climat, la flore et la faune, de même que la proximité des sites de biotopes officiellement reconnus ou de zones protégées susceptibles d'être affectées. »

En clair : c'est bien l'endroit exact du champ d'OGM qui doit être rendu public mais aussi l'ensemble des informations relatives à l'environnement de ce site. C'est donc à tort que le Gouvernement français a soutenu devant la Cour que la simple communication du nom de la commune ou du canton dans lequel se situent les champs pouvait suffire à l'information du public.

Des considérations de sécurité publique sont irrecevables. La Cour a également écarté l'argument du Gouvernement français suivant lequel, des « intérêts tenant notamment à la protection de la sécurité publique » pouvaient s'opposer à la divulgation des informations relatives audit lieu.

En clair, le risque de fauchage d'un champ d'OGM dont la localisation serait dévoilée ne peut faire échec à l'obligation pour la France de respecter le droit communautaire et du droit à l'information du public. L'arrêt ajoute : « à défaut d'une telle indication, les éventuelles répercussions résultant d'une dissémination volontaire d'OGM pour la santé humaine et pour l'environnement ne sauraient être valablement appréciées ».

Ce n'est pas la première fois, que la Cour rappelle à la France ses obligations. L'arrêt rendu le 9 décembre 2008 précise ainsi : « Quant à la circonstance effectivement étayée par le dossier soumis à la Cour que la culture en plein champ d'OGM a suscité et continue de susciter en France des manifestations violentes, notamment d'arrachage en plein champ, (…) il convient avant tout de rappeler qu'il résulte d'une jurisprudence constante qu'un État membre ne saurait exciper de dispositions, pratiques ou situations de son ordre juridique interne pour justifier l'inobservation des obligations résultant du droit communautaire » (CJCE, 9 décembre 2008, Commission c. France,

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Le Juge européen, en rappelant tout simplement le droit, brise le talon d'Achille de la stratégie des firmes OGM : l'opacité. Les marchands du vivant ne pourront plus prétendre que les OGM sont sans danger tout en cachant les lieux de culture. FNE entamera toutes les démarches nécessaires pour établir une carte de France précise de tous les champs d'OGM ».

Téléchargez le communiqué de presse de la Cour en cliquant ici

Téléchargez l'arrêt de la Cour en cliquant ici
Par France Nature Environnement - Publié dans : Articles de presse
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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 00:03
Le Figaro fait ses gros titres aujourd’hui sur un rapport de l’Afssa qui prouverait l’innocuité pour l’homme du mais transgénique Monsanto 810. Sauf que ce soi-disant rapport adressé en exclusivité au Figaro, n’est finalement qu’un avis dont le but, à peine caché, est de démonter point par point le rapport du Pr Le Maho.

Cet avis de l’Afssa n’apporte en réalité aucun élément nouveau au débat sur les OGM. L’Afssa ne fait que justifier des conclusions qu’elle avait déjà exprimées dans un précédent avis en avril 2008. Aucune nouvelle étude scientifique ne vient étayer leur propos.

Pour les Verts, le contenu de cet avis de l’Afssa n’est pas de nature à remettre en cause le moratoire sur les OGM qui a été décidé par le Gouvernement suite au Grenelle de l’environnement. D’ailleurs, la clause de sauvegarde a été déclenchée par la France sur la base de 25 arguments scientifiques qui ne concernent pas uniquement la question de la santé humaine mais aussi la question de la dissémination des OGM dans l’environnement, de leurs transferts dans l’eau et les sols, de leurs impacts sur les insectes non cibles, etc.

Enfin, la question des OGM renvoie aussi au type d’agriculture que nous voulons pour notre pays et pour l’Europe. Les OGM véhiculent un modèle d’agriculture productiviste qui a largement montré ses limites et qui a contribué et qui les agriculteurs à devenir les otages des firmes agrochimiques et semencières qui veulent imposer leurs produits génétiquement modifiés pour maîtriser toute la chaîne de production depuis les semences jusqu’aux pesticides.

Pour le groupe Vert au Conseil régional d’Aquitaine,
Michel DAVERAT
Par Michel DAVERAT (Verts) - Publié dans : Articles de presse
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