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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /2007 07:55

Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire, dénonce la mise en culture en plein champ de maïs OGM dans 3 des départements de la Région. Il s'agit de 13 parcelles semées de maïs Monsanto «Mon 810» sur 39 hectares en Vendée, Maine-et-Loire et Mayenne.

Cette information a été publiée sur le registre national OGM du Ministère de l'agriculture. Le président du Conseil régional s'étonne que soient poursuivies de telles expérimentations alors même que ne s'est pas encore tenu le fameux Grenelle de l'environnement annoncé par le Président de la République et dont ce sujet devait être au coeur des débats.

«Tout cela ne serait donc que communication et esbroufe, le président de la République annonce la création de commissions, de consultations nationales, de négociations de tous ordres, alors même que les décisions sont déjà prises : réforme des universités, contrat de travail unique, culture OGM... Nous vivons une parodie de dialogue démocratique».

La Région des Pays de la Loire mène depuis de nombreuses années une politique en faveur d'une agriculture de qualité et respectueuse de l'environnement. Elle est à ce titre signataire de la Charte de Florence et membre actif du Réseau des Régions européennes sans OGM.

Le Conseil régional réaffirme son opposition à la mise en culture d'OGM sur son territoire, conformément au vote d'octobre 2004, qui refusait les cultures de plein champ mais soutenait la recherche publique en milieu confiné.

 

Par Conseil Régional des Pays de la Loire - Publié dans : Actions ailleurs
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Mardi 17 juillet 2007 2 17 /07 /2007 20:02
LE Temps n’existe pas mais il y a un temps pour tout : temps social et professionnel, temps politique, temps scientifique, temps judiciaire…et s’ils se recouvrent en partie, ils ne coïncident pas.

 

Je pense que le tribunal d’Agen s’est montré plutôt  favorable : il a tout de même réduit la condamnation à deux fois 1.000 € au lieu de 5.000 (+5.000 éventuels). Toutefois, et en vertu du principe ci-dessus, il ne pouvait guère, en droit, juger autrement : le juge d’appel doit s’en tenir à l’appréciation des circonstances rapportées dans le premier jugement, sauf circonstances particulières survenues entre temps. Et il a très bien nuancé ce qui ressortait de cette catégorie. Par ailleurs, un juge n’a à connaître que le litige entre les parties : le fait que d’autres cultures TG soient répandues dans tout le dpt et que l’apiculteur ne peut pas savoir où mettre ses ruches n’est pas de son ressort  (cf supra).

 

Pour moi, ces jugements étaient parfaitement attendus (je n’en espérait pas tant sur la réduction de la somme). Pour autant, fallait-il faire ce procès : la réponse est OUI : c’était le seul envisageable en 2006 et, le jugement venant après les semis, il a certainement dissuadé des Tgéniculteurs potentiels.

 

Par ailleurs, à défaut de pouvoir se faire entendre autrement, nous instrumentalisons la Justice pour faire avancer nos idées. Et ça marche ! Mais on ne peut espérer, en plus,  gagner tous nos procès. En l’occurrence, sur les faits en cause, il s’agissait bien d’une recherche volontaire de contamination puisque les ruches avaient été installées pour mesurer celle-ci.

 

L’étape suivante, c’est donc d’attaquer l’Etat sur les conséquences de la non transparence.

Par Alain HEBRARD - Publié dans : Actions ailleurs
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Mardi 24 juillet 2007 2 24 /07 /2007 12:25
Communiqué de presse des faucheurs volontaires d’OGM
 
Les Faucheurs Volontaires occupent le port de Saint-Nazaire !
 
Saint Nazaire, Lundi 23 juillet 2007
 
Les Faucheurs Volontaires d’OGM occupent le terminal agro-alimentaire du port autonome de Nantes – Saint-Nazaire pour dénoncer l'importation massive de Soja génétiquement modifié et la contamination qui en résulte.
 
En réaction à l'annonce publique par le Gouvernement des 21 000 ha de maïs OGM en France en 2007 destinés à l'alimentation animale, une centaine de faucheurs volontaires bloquent plusieurs points d'accès du terminal et de ses entreprises (Cargill, Stockaloire, MTTM) . Ils empêchent le chargement et déchargement des camions ; des militants anti OGM sont venus les rejoindre et
participent au blocage.
 
Du fait de l'activité de ces sociétés , le port de Saint-Nazaire est le plus gros port français pour l'importation de soja OGM Round-up ready (RR) destiné à l'alimentation animale : plus de 40% des tourteaux de soja importés en France, soit 2 millions de tonnes par an, y transitent. 85% du soja importé est génétiquement modifié. Le plus gros fournisseur d'alimentation animale des Pays
de Loire , Terrena Ancenis, principal client du port ne peut garantir que 15% d'alimentation non contaminée.
 
La contamination fortuite lors du transport maritime et du stockage fait qu’il est impossible de garantir une filière de soja non-OGM. Les lots de soja tracé et non tracé devraient être séparés par des alvéoles bien définies, dont le site de Saint-Nazaire n’est pas équipé. Par conséquent, « il faudrait tout nettoyer à chaque changement, mais le coût est trop important ». (cf visite du port en
déc 2005)
 
Or « le soja Roundup Ready (RR) a été modifié génétiquement pour résister à l’herbi­cide de marque Roundup (le plus utilisé dans le monde), de manière à ce que les agriculteurs puissent appliquer l’herbicide directement sur les plants et éliminer les mauvaises herbes, sans tuer le soja. Or, le Round-Up, est reconnu dangereux pour l’environnement et la santé. La Commis­sion européenne l’a classé en 2001 comme «toxique pour les organismes aquatiques», entraînant «
des effets néfastes à long terme pour l’environnement ». L’équipe du professeur Séralini, à l’Université de Caen vient de publier les effets toxiques jusque là inconnus du Roundup sur des cellules embryonnaires humaines ».(doc de Cohérence)
 
 
Les Faucheurs Volontaires d’OGM, face à ce circuit criminel d’importation de soja, dénoncent :
- l’exploitation éhontée des surfaces agricoles par des sociétés multinationales au détriment des cultures vivrières. Ces cultures intensives conduisent à l’expulsion des petits paysans de leur terre vers les bidonvilles des mégalopoles sud-américaines.
- l'aberration de l’importation des protéines végétales pour la seule élaboration de l’alimentation animale (pour 1 protéine animale, il faut 7 protéines végétales) et qui tend à éliminer la production locale de protéagineux en filières conventionnelles
- l’absence d’étiquetage des aliments issus d’animaux nourris aux OGM (viande, œufs, lait, poissons) rendant les citoyens « consommateurs involontaires d’OGM ».
- l’absence d'évaluation sanitaire à l'exposition des travailleurs de la filière du soja OGM, aussi bien en Amérique du Sud , lors des transports maritimes et routiers, que lors des manipulations des arrivages, liées au déchargement et au stockage de la marchandise. La sécurité des employés a déjà été ignorée et bafouée lors de la scandaleuse affaire de l’amiante des Chantiers de l’Atlantique (4500 décès prévus pour les travailleurs exposés sur ces chantiers).
 
 
Nous exigeons :
- un rendez vous avec les Ministres de la Santé, de l'Agriculture et de l'Ecologie pour : 1- exiger un engagement sur l'arrêt des importations de soja OGM et pour permettre le développement de vraies filières sans OGM garantissant le maintien des cultures de qualité, comme l'ont décidé la Pologne et la Norvège; 2- exiger la mise en place d'études indépendantes sur les risques sanitaires lors des manipulations , et des risques environnementaux liés aux cultures.
- Faute d'interdiction totale immédiate des importations et de la culture d'OGM, une réglementation sur l'étiquetage des produits issus d'animaux pour une information claire, précise et systématique des consommateurs et des éleveurs destinataires des productions contenant des OGM.
- le développement de filières d’alimentation animale non OGM, et la prise en charge du coût de la traçabilité par la filière OGM plutôt que non-OGM.
 
 
CONTACTS PRESSE :
PATRICE : 06 70 52 79 63
AGNES : 06 84 17 78 95
Par Faucheurs volontaires d’OGM - Publié dans : Actions ailleurs
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Dimanche 26 août 2007 7 26 /08 /2007 14:25
Une centaine de Faucheurs volontaires ont déposé samedi des pieds de maïs OGM, arrachés un peu plus tôt dans la journée, devant le site régional de la firme du semencier Monsanto à Monbequi (Tarn-et-Garonne), a constaté un journaliste de l'AFP.
"Comme nous l'avions annoncé les Faucheurs volontaires sont venus à Verdun-sur-Garonne (Tarn-et-Garonne) avec l'objectif clair de continuer le mouvement de désobéissance civique", a déclaré à la presse José Bové, porte-parole des Faucheurs volontaires devant les grilles d'entrée de la firme américaine, gardée par plusieurs gendarmes mobiles.

Les Faucheurs volontaires tenaient chacun en main un pied de maïs transgénique arraché dans un champ dont l'emplacement n'a pas été dévoilé.

"Nous revendiquons chacun d'avoir pris un pied de maïs transgénique et aujourd'hui nous sommes tous des désobéissants à cette loi injuste", a dit José Bové avant d'inviter chacun des faucheurs à déposer les pieds de maïs à l'intérieur de la proprieté de Monsanto, située à quelques kilomètres de Verdun-sur-Garonne.

Les manifestants qui scandaient "moratoire immédiat" ont également accroché aux grilles des banderoles proclamant "non aux OGM".

"Nous voulons dire au gouvernement qu'il est encore temps de mettre en place ce moratoire s'il veut se conformer à la volonté des citoyens et ce avant le Grenelle de l'environnement", prévu fin octobre, a-t-il dit. "Ce scandale des OGM doit cesser".

Environ 150 personnes s'étaient réunies samedi à Verdun-sur-Garonne pour un rassemblement national des Faucheurs volontaires alors qu'environ 300 agriculteurs s'étaient rassemblés au même moment à proximité, à l'appel notamment de la FDSEA, pour exprimer leur opposition aux destructions de parcelles transgéniques.

Les 200 gendarmes présents sur le pont séparant les deux groupes de manifestants ont du s'interposer à deux reprises. Dans un cas, ils ont eu recours aux gaz lacrymogènes pour tenir les contre-manifestants à l'écart des Faucheurs volontaires.
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Actions ailleurs
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 11:06
Greenpeace a découvert un champ OGM illégal, porte plainte et réclame un moratoire immédiat sur les cultures en plein champ.

Bézéril (Gers), France — Le 05/09/07 - Depuis ce matin 9 h 30, une vingtaine de militants de Greenpeace marquent avec du colorant alimentaire rouge un champ de maïs transgénique illégal : ce champ ne figure pas sur le registre public du ministère de l'Agriculture, contrairement à la réglementation en vigueur.

Officiellement, le canton de Samatan est vierge de toute parcelle OGM. A travers cette opération, Greenpeace fait la démonstration que les cultures de maïs OGM sont incontrôlables, tant en termes de contamination que de toxicité et maintenant de légalité. L'État doit imposer immédiatement un moratoire sur les cultures en plein champ.

« Nous sommes venus dénoncer un délit et porter plainte auprès du procureur de la République d'Auch, déclare sur place Magali Ringoot, chargée de campagne OGM de Greenpeace. Nous demandons aux services de l'État de venir constater l'infraction, de mener l'enquête et de procéder à une récolte préventive immédiate. »

Depuis mars dernier, les champs cultivés avec des OGM – c'est-à-dire du maïs MON 810, seul OGM autorisé à la culture en France – doivent obligatoirement être déclarés auprès des services du ministère de l'Agriculture, afin qu'ils soient répertoriées par canton sur un « registre public » (accessible sur http://ogm.gouv.fr). La date limite de déclaration était le 15 mai 2007.

« Concernant les cultures transgéniques en plein champ, la France est dans une situation de vide juridique total : dans les décrets de mars dernier, on ne trouve rien sur le régime de responsabilité, ni sur la transparence de l'information, ni sur l'obligation d'informer ses voisins, ni même sur les distances à maintenir entre un champ OGM et un champ non OGM, s'indigne Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace France. L'État est totalement incapable de faire respecter la seule règle qu'il a établie, à savoir l'obligation de déclarer sa parcelle OGM. »

Ce champ illégal a été découvert grâce au travail de repérage effectué sur le terrain par les « détectives des champs » de Greenpeace. « En teintant ce champ illégal en rouge, notre objectif n'est pas de nous attaquer au propriétaire du champ en particulier mais de mettre fin à cette vaste hypocrisie qui consiste à répéter que l'on peut contrôler les OGM en milieu ouvert, reprend Magali Ringoot. Les OGM sont incontrôlables : parce qu'ils contaminent l'environnement mais aussi parce qu'il faudrait installer un gendarme dans chaque champ pour savoir où ils sont cultivés. »

« Cet été, sous prétexte de ne pas revenir sur des décisions prises avant les élections, le gouvernement a laissé cultiver plus de 20 000 hectares de maïs transgénique. Résultat : le malaise dans les campagnes a redoublé et le climat de confiance nécessaire à la préparation du Grenelle de l'environnement s'est considérablement altéré, note Arnaud Apoteker. Étant donné l'opposition massive de l'opinion publique, la multiplication des analyses scientifiques montrant les risques de toxicité et cette nouvelle preuve que les OGM sont incontrôlables, il serait aberrant que l'Etat ne décrète pas immédiatement un moratoire sur les cultures en plein champ, avant même la tenue du Grenelle. »


D'autant qu'au niveau de l'Union européenne, la France est de plus en plus isolée. L'Italie, la Grèce, la Pologne, l'Autriche, la Hongrie interdisent déjà les cultures d'OGM en plein champ sur leur territoire. Elle est aujourd'hui le seul pays européen avec l'Espagne où il y a des cultures transgénique à grande échelle. Aujourd'hui même, en Roumanie, d'autres activistes de Greenpeace bloquent l'accès à un champ illégal de soja transgénique. La Roumanie a interdit les cultures de soja OGM en plein champ en février 2006, après les avoir autorisées pendant huit ans.

Par Greenpeace - Publié dans : Actions ailleurs
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