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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 23:02
Les OGM réhabilités ? La directrice générale de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), Pascale Briand, aurait, selon Le Figaro du jeudi 12 février, signé un avis relatif au maïs génétiquement modifié, le Monsanto 810. Cet avis, daté du 23 janvier et qui n'a pas été rendu public depuis, reprendrait pour l'essentiel les conclusions de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire du 31 octobre 2008 estimant qu'"aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement, n'a été fournie pour justifier l'invocation d'une clause de sauvegarde".

La question est donc désormais de savoir si le gouvernement maintiendra sa position en dépit de ce coup de semonce. Sachant que le ministère de l'écologie a également fondé son argumentaire sur des critères non pas seulement sanitaires mais aussi environnementaux, il est en mesure de demander la prolongation de la clause de sauvegarde.


De leur côté, les Amis de la Terre publient un rapport (intitulé Who benefits from GM crops ?) dans lequel l'association écologiste souligne que 80 % des OGM cultivés dans le monde ne le sont que dans trois pays, les Etats-Unis, l'Argentine et le Brésil. De son côté, l'Isaaa observe que la culture d'OGM a commencé en 2008, même si c'est sur des superficies modestes, au Burkina Faso, en Egypte et en Bolivie. Un autre point de friction, les Amis de la Terre estimant que la majorité des OGM ne sont pas utiles aux paysans, mais aux grandes exploitations agricoles.

Hervé Kempf


http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/12/nouvelle-tentative-de-rehabilitation-du-mais-transgenique-en-france_1154323_3244.html#xtor=EPR-32280155&ens_id=628865
Par Le Monde - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 22:51
Entre 2007 et 2008, le prix moyen des plantes alimentaires augmenta de façon dramatique : le maïs de 60%, le soja de 76%, le blé de 54% et le riz de 104% (Runge & Senaier, 2008). La Banque Mondiale prévoit que ces prix extraordinairement élevés des céréales vont persister au minimum 5 ans et ensuite descendre quelque peu, à partir de 2015, vers des niveaux dépassant toujours ceux de 2007 (Banque Mondiale 2008) . D’après le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, ces énormes flambées des prix ont déjà poussé dans la famine et la pauvreté 100 millions d’humains supplémentaires (Runge & Senauer, 2008).

Alors que les agriculteurs des principales nations exportatrices comme les Etats-Unis gagnent plus pour leurs récoltes, les compagnies qui vendent les semences, les agro-toxiques et autres intrants peuvent faire payer ces produits plus cher. Des agriculteurs, déjà sous pression car ils ont longtemps souffert de prix céréaliers bas, ne profitent pas actuellement de l’augmentation des prix de leurs récoltes - à cause notamment de l’augmentation des prix des engrais et de l’énergie. Monsanto, par contre, est en parfaite position pour tirer des profits. C’est la plus grande firme semencières mondiale. Elle détient un quasi-monopole sur le marché des traits biotechnologiques incorporés dans les semences GM (Rapport FoEI, 2008) et elle commercialise aussi le RoundUp, l’herbicide le plus vendu sur la planète. Il n’est donc pas étonnant que le bureau Goldman Sachs prévoyait récemment que l’ensemble des revenus de Monsanto augmenterait de façon substantielle de 2007 à 2010 (de 74%, passant de 8,6 à 14,9 milliards de dollars). Il prévoyait un résultat encore plus spectaculaire : le revenu net (après impôt) devrait tripler sur la même période, passant de 984 millions à 2,96 milliards de dollars (Goldman Sachs, 2008).

Monsanto profite de la crise alimentaire de plusieurs façons. Premièrement, la compagnie a depuis plusieurs années déjà, augmenté le prix de ses semences et de chaque trait (caractère génétique incorporé). Le graphique 1 est basé sur les données du ministère états-unien de l’Agriculture et montre le coût moyen des semences vendues aux agriculteurs états-uniens pour les trois principales cultures GM – soja, maïs et coton. La domination du marché de ces trois plantes par Monsanto signifie que sa grille de prix est largement responsable de l’augmentation des prix. Le prix moyen des semences de soja aux Etats-Unis a augmenté de plus de 50% en à peine deux ans - de 2006 à 2008 – passant de 80,75 à 123 dollars par ha cultivé...

Pour la suite : http://www.amisdelaterre.org/OGM-Nourrir-les-pauvres-ou.html

Par Les Amis de la Terre - Publié dans : Documents
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 18:10
Comme chaque année la Fédération Internationale des Amis de la Terre (Friends of the Earth International) publie une évaluation des OGM dans le monde, rapport nuancé, étayé par de très nombreuses références et sources citées et se basant sur les faits. Notre but est de dissiper certaines idées fausses répandues concernant la nature et l’impact des OGM. Dans notre rapport 2009, nous apportons des informations sur des évolutions et faits nouveaux, en particulier sur l’échec des OGM pour lutter contre la faim ou résoudre la crise alimentaire. Nous abordons aussi le fait que les volumes de pesticides utilisés augmentent, alors qu’il n’y a aucune augmentation des rendements, ce qui est maintenant un fait couramment observé avec les plantes GM. Pour terminer, nous présentons un panorama de l’échec persistant des OGM en Europe.

Cette année notre rapport est publié la veille de la sortie du rapport de l’ISAAA (le Service International pour l’Acquisition des Applications Agri-biotechnologiques). Les chiffres de l’ISAAA, organisme largement financé par l’industrie des biotechnologies, sont souvent gonflés, étayés par peu de références ou avancés sans preuve. Dans le rapport de l’an dernier, l’ISAAA a par exemple, plus que doublé l’accroissement des surfaces cultivées en OGM pour arriver à 22%. En effet, l’ISAAA a multiplié la surface réelle par le nombre de traits contenus dans les plantes. Ainsi, si une plante GM est cultivée sur un champ d’un hectare et que cette plante est tolérante à deux herbicides et produit une toxine insecticide (trois traits), il y a pour l’ISAAA trois hectares cultivés ! L’ISAAA triple ainsi la surface réelle cultivée en OGM. Ces chiffres ont été repris tels quels par de nombreux media et responsables politiques sans la moindre vérification...

L’ISAAA justifie ce gonflement des chiffres comme étant plus « précis pour rendre compte » de l’utilisation des différents types de plantes GM. C’est un argument absurde et bien une tentative désespérée pour masquer les faits. La vérité, c’est que les 114,3 millions d’hectares (chiffre de l’ISAAA) cultivés en OGM ne représentent à peine que 2,4% des terres agricoles mondiales et que des marchés intéressants comme le marché européen ont rejeté de manière retentissante, les OGM. Le rapport de l’ISAAA est un exercice de « communication » pour faire pression sur les gouvernements et pour convaincre les investisseurs que les OGM sont un succès.

Je vous joins le lien notre communiqué de presse annonçant la sortie de notre rapport. (Dans les jours qui viennent des traductions de différents extraits seront mises sur le site) :

http://www.amisdelaterre.org/-Actualite-.html

Bonne lecture
Par Christian Berdot - Publié dans : Documents
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Samedi 31 janvier 2009 6 31 /01 /2009 08:35

 Toulouse, 18-19 avril 2009

 

Pour produire et consommer sans OGM, Stoppons les OGM

Semons la Biodiversité et les Résistances

 
Le moratoire actuel sur les cultures d’OGM dans de nombreux pays européens a été obtenu grâce aux luttes menées depuis 10 ans (dès 1998, les semenciers étaient prêts à semer 30.000 ha de maïs GM en France ), mais aussi grâce au niveau d’expertise élevé des collectifs et des organisations et surtout à la mise au grand jour des pratiques des firmes et des politiques : ces gens n’aiment pas la lumière ! La nouvelle offensive de la Commission Barroso nous montre cependant la fragilité de nos victoires.


Nous ne devons pas relâcher notre vigilance, au contraire :

Le recul des cultures OGM dans l'hexagone peut être remis en cause à tout moment : tout récemment la Commission Européenne a proposé de refuser les moratoires nationaux et d’autoriser la culture des maïs Bt11 et 1507 de Syngenta et Pioneer.

Les OGM importés par dizaines de millions de tonnes pour l’alimentation animale continuent à envahir le marché et nos assiettes et la Commission vient d'autoriser l'importation d'un nouveau soja GM de Monsanto

Les OGM officiels ne sont que l’un des aspects les plus visibles d’une plus vaste offensive pour privatiser le vivant s’appuyant tout à la fois sur une propagande mensongère (faim dans le monde, alicaments miraculeux, « bio » carburants…) un lobbying redoutablement efficace, un arsenal juridique (national, européen, supranational)  et technologique de plus en plus performants.

 

 Pour arrêter les OGM et la privatisation du vivant, notre tâche dans les mois à venir est donc :

De rendre visibles des  alternatives crédibles comme les semences paysannes, l'agriculture paysanne, l'agroécologie, la culture biologique, la restauration sans OGM…

De continuer à nous approprier les connaissances indispensables et à élaborer collectivement les argumentaires  et les outils pour engager les actions à venir ;

D’alerter et d’informer les citoyens, paysans, décideurs politiques sur ces enjeux.

 

C’est l’objet de cette proposition d’ETATS GENERAUX auxquels nous vous invitons à participer.

Compte tenu de la proximité des élections européennes, les dates des 18-19 avril ont d’ores et déjà été retenues, ainsi que la ville de Toulouse pour cet événement à vocation nationale.

Exemple de format possible : vendredi 17, réunion publique le soir ; début des EG proprement dits :

samedi 18, ateliers, concert le soir ; tables rondes

plénière de clôture dimanche 18 (matin ou 16 h)…

 

La forme, le contenu et les autres modalités restent à déterminer en fonction de toutes les propositions que vous voudrez bien formuler.

Voici déjà quelques suggestions du comité de pilotage provisoire :

Arrêter les OGM visibles pour les cultures et les importations : évaluations, autorisations, moratoires, coexistence,  impact sur les paysans du Nord et du Sud, retour à une autonomie en protéïnes sans ogm de l'Europe" ;

Que sont les OGM « cachés », exclus du champ d'application de la directive européenne : (mutagénèse et fusion cellulaire). Comment rendre étiquetage et évaluation obligatoires ?

Les OGM nouveaux et les outils modernes d’évaluation et d’identification : sélection assistée par marqueurs, séquençage du génome, « OGM climatiques », biologie synthétique, nanotechnologies…

Les outils juridiques  au service de la privatisation du vivant : brevet à l’anglo-saxonne, COV (certificat d’obtention végétale), Catalogues, codex alimentarius…

Droits collectifs des paysans et des communautés à opposer aux normes industrielles et aux « DPI » (droits de propriété intellectuelle) ;

Des ateliers pratiques devant déboucher sur des  modes d'action concrets : lutte contre les importations, étiquetage produits animaux, autonomie en protéines, restauration hors domicile et cantines sans OGM, pousser les élus à prendre des arrêtés « pas d’OGM sur ma commune », liens avec la marche en étoile vers Bruxelles cet été.

Une action auprès des élus le samedi ou le dimanche avec distribution de sachets de semences paysannes qualifiées de « recel de contrefaçon » !

 

Nous aborderons avec vous les aspects pratiques d’organisation dès votre adhésion de principe à cette initiative. Une réunion physique sera alors proposée vers la fin février à partir de laquelle un appel officiel sera lancé.

 

 

"LA SIGNATURE DE L'APPEL PAR VOTRE ORGANISATION OU PAR VOUS MEMES, votre réponse et vos propositions sont à envoyer à

semonslabiodiversite@semonslabiodiversite.org

 

Contact : Michel DUPONT : 01 43 62 18 73"


Et, bien sûr, nous espérons une réponse favorable et rapide de votre part.

 

 

Vous pouvez consulter  le site www.semonslabiodiversite.org

 

(A ce stade de préparation, les EG n’y sont pas encore mentionnés).

Cet appel est lancé par le collectif de personnes et d’associations qui a poursuivi le travail entamé lors des journées « Semons la Biodiversité » des 28 et 29 octobre dernier à Paris, ainsi que par les partenaires de la campagne « Stop-OGM 2007-2008 ».
Par Alain HEBRARD - Publié dans : Actions ailleurs
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 10:24
Une bonne nouvelle sur le domaine des OGM.

Chaque fois qu'une municipalité a voté une délibération interdisant les OGM sur son territoire, le préfet s'y oppose systématiquement pour la casser.
Une grande première en fin d'année : le tribunal administratif de Nîmes a rejeté le référé du préfet du Vaucluse.
Le tribunal a donné raison au maire de Thor qui a plaidé :
- les dangers potentiels des OGM
- la présence d'agriculteurs bio
- le classement en Zone Natura 2000 des berges de la Sorgue
- les risques de contamination pour les vins AOC Côtes du Rhône.

La décision fera jurisprudence assurément.
Les communes voisines vont poursuivre leurs démarches similaires (Apt, Le Beaucet, Orange, Entrechaux …).

Le Conseil Régional PACA s'est par ailleurs déclaré totalement opposé à tout essai et toute culture d'OGM en plein champ.

----------------------> source "La Provence" du 10 janvier 2009.
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Elus, partis et syndicats
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