Le Collectif Béarn pour un Moratoire OGM est un
regroupement d'associations, syndicats, partis politique et consommateurs, exigeant un moratoire sur la culture des OGM en plein champ.
La question est donc désormais de savoir si le gouvernement maintiendra sa position en dépit de ce coup de semonce. Sachant que le ministère de
l'écologie a également fondé son argumentaire sur des critères non pas seulement sanitaires mais aussi environnementaux, il est en mesure de demander la prolongation de la clause de
sauvegarde.
De leur côté, les Amis de la Terre publient un rapport (intitulé Who benefits from GM crops ?) dans lequel l'association écologiste souligne que 80 % des OGM cultivés dans le monde ne le sont que dans trois pays, les Etats-Unis, l'Argentine et le Brésil. De son côté, l'Isaaa observe que la culture d'OGM a commencé en 2008, même si c'est sur des superficies modestes, au Burkina Faso, en Egypte et en Bolivie. Un autre point de friction, les Amis de la Terre estimant que la majorité des OGM ne sont pas utiles aux paysans, mais aux grandes exploitations agricoles.
Toulouse, 18-19 avril 2009
Pour produire et consommer sans OGM, Stoppons les OGM
Semons la Biodiversité et les Résistances
Le moratoire actuel sur les cultures d’OGM dans de nombreux pays européens a été obtenu grâce aux luttes menées depuis 10 ans (dès 1998, les semenciers
étaient prêts à semer 30.000 ha de maïs GM en France ), mais aussi grâce au niveau d’expertise élevé des collectifs et des organisations et surtout à la mise au grand jour des pratiques des
firmes et des politiques : ces gens n’aiment pas la lumière ! La nouvelle offensive de la Commission Barroso nous montre cependant la fragilité de nos victoires.
Nous ne devons pas relâcher notre vigilance, au contraire :
Le recul des cultures OGM dans l'hexagone peut être remis en cause à tout moment : tout récemment la Commission Européenne a proposé de refuser les moratoires nationaux et d’autoriser la culture des maïs Bt11 et 1507 de Syngenta et Pioneer.
Les OGM importés par dizaines de millions de tonnes pour l’alimentation animale continuent à envahir le marché et nos assiettes et la Commission vient d'autoriser l'importation d'un nouveau soja GM de Monsanto
Les OGM officiels ne sont que l’un des aspects les plus visibles d’une plus vaste offensive pour privatiser le vivant s’appuyant tout à la fois sur une propagande mensongère (faim dans le monde, alicaments miraculeux, « bio » carburants…) un lobbying redoutablement efficace, un arsenal juridique (national, européen, supranational) et technologique de plus en plus performants.
Pour arrêter les OGM et la privatisation du vivant, notre tâche dans les mois à venir est donc :
De rendre visibles des alternatives crédibles comme les semences paysannes, l'agriculture paysanne, l'agroécologie, la culture biologique, la restauration sans OGM…
De continuer à nous approprier les connaissances indispensables et à élaborer collectivement les argumentaires et les outils pour engager les actions à venir ;
D’alerter et d’informer les citoyens, paysans, décideurs politiques sur ces enjeux.
C’est l’objet de cette proposition d’ETATS GENERAUX auxquels nous vous invitons à participer.
Compte tenu de la proximité des élections européennes, les dates des 18-19 avril ont d’ores et déjà été retenues, ainsi que la ville de Toulouse pour cet événement à vocation nationale.
Exemple de format possible : vendredi 17, réunion publique le soir ; début des EG proprement dits :
samedi 18, ateliers, concert le soir ; tables rondes
plénière de clôture dimanche 18 (matin ou 16 h)…
La forme, le contenu et les autres modalités restent à déterminer en fonction de toutes les propositions que vous voudrez bien formuler.
Voici déjà quelques suggestions du comité de pilotage provisoire :
Arrêter les OGM visibles pour les cultures et les importations : évaluations, autorisations, moratoires, coexistence, impact sur les paysans du Nord et du Sud, retour à une autonomie en protéïnes sans ogm de l'Europe" ;
Que sont les OGM « cachés », exclus du champ d'application de la directive européenne : (mutagénèse et fusion cellulaire). Comment rendre étiquetage et évaluation obligatoires ?
Les OGM nouveaux et les outils modernes d’évaluation et d’identification : sélection assistée par marqueurs, séquençage du génome, « OGM climatiques », biologie synthétique, nanotechnologies…
Les outils juridiques au service de la privatisation du vivant : brevet à l’anglo-saxonne, COV (certificat d’obtention végétale), Catalogues, codex alimentarius…
Droits collectifs des paysans et des communautés à opposer aux normes industrielles et aux « DPI » (droits de propriété intellectuelle) ;
Des ateliers pratiques devant déboucher sur des modes d'action concrets : lutte contre les importations, étiquetage produits animaux, autonomie en protéines, restauration hors domicile et cantines sans OGM, pousser les élus à prendre des arrêtés « pas d’OGM sur ma commune », liens avec la marche en étoile vers Bruxelles cet été.
Une action auprès des élus le samedi ou le dimanche avec distribution de sachets de semences paysannes qualifiées de « recel de contrefaçon » !
Nous aborderons avec vous les aspects pratiques d’organisation dès votre adhésion de principe à cette initiative. Une réunion physique sera alors proposée vers la fin février à partir de laquelle un appel officiel sera lancé.
"LA SIGNATURE DE L'APPEL PAR VOTRE ORGANISATION OU PAR VOUS MEMES, votre réponse et vos propositions sont à envoyer à
semonslabiodiversite@semonslabiodiversite.org
Contact : Michel DUPONT : 01 43 62 18 73"
Vous pouvez consulter le site www.semonslabiodiversite.org
(A ce stade de préparation, les EG n’y sont pas encore mentionnés).