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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 23:37
Chers Amis,

 

Je suis bien en retard pour vous remercier tous du fond du cœur pour ces nombreuses manifestations de solidarité qui m’ont permis de racheter une bonne partie du blé que la grêle m’a enlevé le 10 juin dernier, et continuer ainsi l’activité de meunerie qui nous nourrit depuis 1999.

 Grâce à vous tous, j’ai reçu presque 4000 € transmis par les Amis de la Terre qui ont généreusement mis à disposition  leur compte, leur énergie et leur amitié.

Au delà de l’aide matérielle plus qu’appréciable et appréciée, il est extrêmement réconfortant, dans ce monde de brutes, de constater qu’il reste des forces vives et non marchandes qui réalisent l’entraide, la solidarité et le don. C’est ce qui nourrit notre lutte à tous contre le tout marchand, l’exploitation agricole prédatrice décomplexée et l’individualisme consommateur. Ca fait chaud au cœur et recharge les batteries militantes éprouvées par un été ogmique très agité.

Vous pouvez en voir  différents épisodes évoquant nos actions notamment sur la vidéo : le pollen de la discorde, sur le site de Greenpeace : la bombe OGM et sur les résultats des contaminations sur ruches 2006 et 2007.

La famille Kochko vous remercie donc tous chaleureusement, avec une pensée toute particulière pour Hélène qui, malgré son engagement militant de tous les instants, a réussi à lancer et gérer cette initiative avec le désintéressement et l’efficacité qu’on lui connaît tous, ainsi qu’à Guy K, militant également 26 heures par jour pour porter haut  notre cause contre la pollution génétique et pour la biodiversité.

A l’heure des semis de blé d’hiver, l’espoir d’une belle récolte dans les champs renaît. Mais il va falloir unir nos forces pour empêcher ce monde transgénique de se développer, car ce n’est pas ce grenelle de  la croissance qui va nous satisfaire. Nous avons tous les éléments pour déposer une plainte contre l’état, responsable d’avoir autorisé ces OGM, sans mettre en place de système de responsabilité pour les contaminations prévisibles des systèmes agraires existant dont l’apiculture est une composante indispensable. Il nous reste plus qu’à le faire…..

 

Amitiés bien terrestres et solidaires.

Patrick.

Par Famille De Kochko - Publié dans : Actions ailleurs
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /2007 10:09
Point de vue à chaud au 26 octobre au matin.

C’est ainsi que l’européen Barroso, l’américain Al Gore et le français Sarkozy ont tous trois conclu le 25 octobre au château de l’Elysée la première étape du Grenelle de l’Environnement.


Après les millions de morts de deux guerres qui ont financé l’essor des industries de l’acier et de la chimie, il n’était plus possible en 1945 de relancer l’économie en demandant au peuple de se saigner à nouveau pour la patrie. Le Pacte National de la Résistance passé entre gaullistes et communistes invente alors un modèle fordiste à la française qui accompagnera les Trente Glorieuses : alimenter la croissance par la redistribution du pouvoir d’achat financé à l’abri de barrières tarifaires aux frontières par le pillage des ressources coloniales, obtenir l’adhésion populaire par un pacte à trois où l’Etat arbitre entre l’industrie qui s’installe au pouvoir pour définir la politique économique et les syndicats qui restent maîtres de la rue pour définir la redistribution sociale : le Grenelle de 1968 appliquera à merveille les règles de ce pacte pour sortir de la première crise culturelle de l’ère post-industrielle en la réduisant à une simple crise sociale. Le Plan Marshall, prêt massif qui permet au principal bailleur, les USA, de dicter des accords bilatéraux favorables à ses propres intérêts économiques, finance les investissements nécessaires.


Après avoir laissé la social-démocratie détruire le pilier communiste de ce pacte, Nicolas Sarkozy s’est chargé d’évincer le piler gaulliste pour s’attaquer à ses principes intouchables : libertés fondamentales, droit de grève, droits sociaux financés par les revenus du travail, minima sociaux financés par l’Etat… Avec le Grenelle, il tente un nouveau pacte. Dans une économie mondialisée où spéculation financière, maîtrise des technologies et brevets relaient l’exploitation directe du travail, il ne peut plus acheter la paix sociale par la redistribution intérieure de quelques miettes issues du pillage colonial. Il doit inventer un nouvel objectif de mobilisation sociale. La chasse à l’immigré, version française de l’axe du mal inventé par Busch au profit du complexe militaro pétrolier, lui a certes permis d’éliminer le Front National, mais n’obtient pas en France une adhésion suffisante pour relancer la croissance par une économie de guerre. Al Gore et Barroso lui proposent une nouvelle croisade : la lutte contre le réchauffement climatique, ennemi suffisamment flou pour être à la portée des seuls experts qui diront aux peuples ce qu’il doivent faire. Après les dictatures « sociales » et le droit d’ingérence humanitaire du siècle dernier, la peur du réchauffement pourrait bien appeler de nouvelles dictatures et droit d’ingérence écologiques.


Pour arracher la fidélité du vote écologique à la social-démocratie, Nicolas Sarkozy élargit la version française du réchauffement climatique à l’environnement. Et pour courtiser les pouvoirs locaux, il va chercher un cinquième partenaire qui lui permet de proposer un nouveau pacte institutionnel français où le gouvernement arbitre entre d’une part l’industrie qui dicte ses lois économiques et d’autre part les ONG (pour plupart financées par l’industrie ou l’Etat) et les collectivités territoriales qui rejoignent les syndicats bien trop affaiblis pour emporter seuls l’adhésion sociale. Nicolas Hulot étant chargé d’apporter le soutien des médias. Cette adhésion est d’autant plus indispensable que l’effort d’investissement nécessaire à cette nouvelle croissance écologique sera demandé pour l’essentiel aux citoyens et aux contribuables locaux, l’Etat ne mettra pas un centime, « les prélèvements du Grenelle iront au financement du Grenelle ». De nouvelles normes et taxes « écologiques » aux frontières complèteront en remplaçant les anciennes barrières tarifaires supprimées par l’économie mondialisée.


Les résultats du Grenelle de l’environnement sont une merveilleuse illustration de ce nouveau pacte. Quelques exemples à chaud :

- la relance du bâtiment sera financée pour l’Etat par l’emprunt (« rentabilisé en dix ans »), les HLM et par les particuliers : ceux qui ne pourront pas payer les nouveaux loyers ni emprunter iront habiter dans la rue, le DAL a de l’avenir,

- la poursuite des grands travaux d’équipement (TGV, ports, canaux... à la place des routes) profitera d’une une taxe sur les camions étrangers,

- la relance de l’industrie automobile et des appareils ménagers propres » sera financée par les consommateurs incités par de nouvelles taxes ou interdiction,

- les incantations au développement des énergies renouvelables ne menaceront pas le nucléaire

- on augmente encore le financement public massif d’une recherche aguillé par le brevet vers les seules technologies industrielles

- on ne « remet pas en cause les engagements pris » pour subventionner abusivement aux frais du contribuable les agro carburants de première génération qui augmentent le réchauffement climatique, affament les pays pauvres et accélèrent l’élimination des agricultures paysannes,

- le développement de la filière biologique ne doit pas toucher à la PAC qui favorise les pratiques agricoles néfastes à l’environnement. Il sera ainsi alimenté d’abord par les importations de produits bio venant de pays moins disant socialement ou qui soutiennent mieux leurs producteurs bio. Les paysans bio français se contenteront d’un doublement du tout petit crédit d’impôt et les collectivités territoriales d’une révision des règles des marchés publics pour y intégrer les critères de proximité et de saisonnalité, modestes concessions destinées à leur faire avaler l’absence d’aides PAC et leur mise sous contrôle du lobby des Chambres d’Agriculture. Pendant ce temps, le Ministère de l’Agriculture peaufine son projet de généralisation de la certification de l’utilisation réglementairement durable des polluants agricoles, certification qui éliminera tous les petits paysans diversifiées et les pratiques agricoles les plus favorables à l’environnement mais non conformes aux règles sanitaires dictées par l’industrie. Des taxes sur les produits importés de pays moins disant écologiquement (règles de production et transport) viendront protéger ces exploitations certifiées en remplacement de l’ancienne préférence communautaire,

- le plan de retrait de 30 molécules « préoccupantes » en 2008 (celles qui ne sont plus utilisées), 10 en 2010 et les dix dernières sans engagement de date était déjà acquis avant le Grenelle, et est un recul sur les accords obtenus dans les groupes de travail. En contre partie la FNSEA accepte de diminuer de 50% l’utilisation des pesticides en dix ans, « si possible », c-à-d une fois que les firmes proposeront de nouveaux produits pour remplacer ceux dont le brevet est épuisé,

- malgré les engagements de transparences, les secrets industriels restera protégé et l’évaluation des nanotechnologie est reportée à plus tard,

- au prétexte de montrer du doigt un ou deux industriels aux fautes trop visibles, la nouvelle philosophie de la responsabilité culpabilisera les comportements individuels des citoyens ou des producteurs en début de chaîne (paquet hygiène)

- …


Que penser dans ce contexte des « doutes sur le contrôle des disséminations et l’intérêt des OGM pesticides » dont les cultures commerciales sont « suspendus » jusqu’aux « conclusions d’une expertise à conduire par une nouvelle instance qui sera crée avant la fin de l’année » ?

Alors que le commissaire européen à l’environnement s’apprête à interdire la culture de nouveaux maïs Bt au vu de nouvelles études mettant en cause leur innocuité pour l’environnement, cette suspension pourrait bien conduire à une absence de toute culture commerciale en France en 2008. Elle a ainsi l’avantage de rendre la monnaie aux ONG environnementales et aux syndicats de petits paysans qui en avaient fait leur principal cheval de bataille, tout en expliquant à la FNSEA, qui a chauffé ses trous à blanc pour défendre les OGM, que c’est la faute à Bruxelles.


L’industrie semencière a de son côté déjà préparé cette concession à l’absence d’adhésion de la population européenne aux OGM. Au moment même où le mot biodiversité était affiché à chaque réunion du Grenelle, le sénat français leur permet de se passer du brevet en votant une loi interdisant les semences de ferme sauf en blé tendre où elle sont taxées de royaltie au profit des semenciers. Alors que tous les brevets sur les OGM pesticides appartiennent majoritairement à l’américain Monsanto, les firmes européennes ne s’intéressent plus qu’aux OGM clandestins, non étiquetés ni évalués car qualifiés de plantes issues de sélection « traditionnelle » (plantes mutées ou issues de fusion cellulaire…), ou par absence de toute règle officielle (nanotechnologies).


Ce début de victoire sur les OGM montre la nécessité de s’engager dans le débat environnemental pour renforcer la défense des paysans et les résistances populaires, sans naïveté sur leur possible instrumentalisation pour accélérer les restructurations et la course aux innovations indispensables à la croissance.


Guy Kastler, membre de la Confédération Paysanne, représentant des Amis de la Terre au Grenelle de l’Environnement

Par Guy Kastler - Publié dans : Actions ailleurs
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /2007 18:23
Le lendemain du Grenelle de l'environnement, le 26 octobre, la Juge d'application des peines de Millau convoquait José Bové le 12 novembre à 14 heures pour l'exécution de sa condamnation à quatre mois de prison ferme (fauchage de Menville 24 juillet 2004).

Alors que la mobilisation des faucheurs volontaires contre les multinationales des OGM, a permis au Grenelle de l'environnement d'acter "en paroles" l'arrêt de la culture des OGM pesticides et la mise en route de la clause de sauvegarde au niveau européen, le pouvoir politique décide de réprimer ceux qui ont eu raison trop tôt !

Nous devons être nombreux devant le tribunal de Millau pour affirmer:
- notre refus des OGM en plein champ,
- notre solidarité active face au risque d'incarcérations : aujourd'hui J.Bové et demain J. Emile Sanchez (deux mois ferme à Orléans),
- notre détermination à poursuivre le combat contre les nécrotechnologies qui détruisent l'agriculture paysanne et notre alimentation.

P.S. Merci de faire suivre cet appel dans tous vos réseaux.

Collectif des faucheurs volontaires de l'Aveyron.
Par Hélène.Gassie - Publié dans : Actions ailleurs
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 07:23
Le 25 octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness refusant d'autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507).

Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la
prochaine réunion de la Commission européenne au début novembre.
 
Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.

Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

lien pour la cyberpétition : http://write-a-letter.greenpeace.org/332
Par Greenpeace - Publié dans : Actions ailleurs
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 11:06
ROME (AFP) — Près de trois millions d'Italiens ont voté contre les organismes génétiquement modifiés (OGM) au cours d'une vaste consultation nationale organisée par une trentaine d'associations d'agriculteurs, de consommateurs, de défense de la nature et de la grande distribution.
"Nous avons atteint notre objectif de trois millions de signatures", a affirmé à la presse le porte-parole de la coalition "Italie/Europe libres des OGM", Mario Capanna, ex-leader de la contestation étudiante de 1968 en Italie.
"Au 10 novembre, 3.068.958 personnes, soit 99,43% des signataires ont répondu +oui+ à la question +voulez-vous que le secteur agroalimentaire soit libre d'OGM ?+", a-t-il précisé.
La campagne de signatures avait été lancée il y a deux mois par cette coalition regroupant 32 associations, qui affirment rassembler près de 11 millions de membres.
Dans cette coalition figurent les plus grands syndicats agricoles, les principales associations de consommateurs, des organisations de défense de l'environnement comme Greenpeace ou le WWF mais aussi l'association des donneurs de sang italiens et la COOP, grande chaîne de magasins coopératifs proche de la gauche.
Les signatures ont été recueillies principalement au cours des quelque 2.000 évènements organisés à travers le pays, mais "le nombre de votes spontanés qui nous sont parvenus, via courrier, sms, ou sur notre site internet a été une surprise formidable", s'est félicité M. Capana.
"Nous avons réussi à toucher le gouvernement italien, mais aussi l'Union européenne", a-t-il également souligné, indiquant qu'une délégation de la coalition avait été reçue à Bruxelles par des responsables de la politique de l'environnement et que l'initiative avait reçu le soutien du président de la Chambre des députés, le communiste Fausto Bertinotti.
Les promoteurs de la consultation espèrent obtenir du gouvernement "un moratoire illimité" en Italie sur la culture des OGM alors que 14 sur 20 des régions italiennes se sont déclarées jusqu'à présent "libres d'OGM".
"Avec cette campagne, notre rêve de voir un jour une Italie mais aussi une Europe libres d'OGM est devenu une possibilité concrète", a encore déclaré M. Capanna.
Par AFP - Publié dans : Actions ailleurs
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