Vendredi 13 avril 2007
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Jeudi 12 avril, salle Jéliote, M Pèes nous à fait une magistrale démonstration de la nécessité des OGM pour nourir 9 milliards de personne en 2050, ainsi que de sa maîtrise de la langue et de l'art du débat. Chapeau.
Les anti, dont je suis, ont passé une mauvaise nuit après cette conférence où nos arguments ont eu bien du mal à se faire entendre, malgré que nous représentions la moitié du public.
Pour info, il devait y avoir un quart de pro-OGM et un dernier quart de personne venant réellement s'informer (estimation personnelle).
Comme d'habitude le débat a été stérile, chaque camp prenant l'autre pour un rassemblement d'idiots.
J'en retire quand même quelque chose, de la bouche même de M Pèes : la question de la croissance, de la remise en cause du mode de vie occidental et de son agriculture, du productivisme, C'EST UN AUTRE DEBAT.
Et oui, le débat sur les OGM, c'est un débat sur les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre certains objectifs, et ce débat à lieu avant le débat sur les objectifs. Ou il fait l'hypothèse que les objectifs n'on pas à être débatu.
Partant de là, NOUS N'AVONS PAS LE CHOIX, il faudrait foncer alors que "
nous réfléchissons pendant que les américains, les chinois et les indiens avancent".
En tant que scientifique, je voudrais souligner un point : tout problème peut avoir une infinité de solutions, un nombre fini de solutions, une seule solution ou pas de solution du tout. Déterminer dans quel cas on se trouve, c'est ce qu'on peut appeler l'étude de faisabilité.
L'étude de faisabilité est toujours plus facile que la résolution du problème lui-même, ceci est d'autant plus vrai que le problème est complexe.
Dans le cas qui nous intéresse, avec les hypothèses suivantes :
- le mode de vie occidental n'est pas à remettre en cause,
- la déplétion pétrolière est proche,
- les OGM sont controlés par un nombre très faible de multi-nationnales,
le problème a-t'il une solution?
Personnellement, j'en doute, AVEC OU SANS OGM.
L'état de la planéte, après 60 ans de progrés technologique, est la pour témoigner que la fuite en avant technologique pose autant de problème qu'elle n'en résoud.
Faire l'impasse sur le débat des objectifs est une grave erreur.