Articles de presse

Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 09:16

La première réunion du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) s’est tenue le 12 mai 2009. France Nature Environnement (FNE) se félicite de la prise de fonction d’un organisme répondant aux vœux du Grenelle de l’Environnement.

Le rôle du Haut Conseil des Biotechnologies sera d’éclairer le gouvernement grâce à deux comités d’experts et de représentants de la société civile.

Cependant, la composante éthique, social et économique, à laquelle FNE participe, ne pourra émettre que des recommandations alors que la composante scientifique émettra des avis et que, de plus, ces deux comités ne siègent pas ensemble au moment des débats. C’est un net recul par rapport au comité de préfiguration qui a précédé le HCB.

Evaluer tous les enjeux des OGM

Pour Lylian le Goff, responsable du dossier OGM pour FNE : « il importe, bien au-delà des aspects scientifiques portant sur la santé et l’environnement, d’évaluer les vrais enjeux : les risques et intérêts de toute innovation en fonction des critères socio-économiques et géostratégiques du développement durable qui conditionne notre avenir et la politique des Etats. La question fondamentale devant orienter les débats et prises de décision étant, en l’occurrence : tel OGM est-il compatible avec les critères du développement durable ? »

Deux dossiers urgents, de la plus haute importance, devraient mobiliser les travaux du HCB dans un proche avenir :

Définir le « sans OGM »
Il s’agit de combler une lacune européenne. De cette définition dépendra l’intégrité des semences, de l’environnement et des cultures vis-à-vis des contaminations transgéniques. Lylian Le Goff continue : « C’est aussi grâce à cette définition que les consommateurs devraient bénéficier d’une information honnête avec un étiquetage transparent des produits, particulièrement ceux issus d’animaux en fonction de leur alimentation avec ou sans OGM et à quel taux. » .

Etablir des protocoles d’évaluation des risques des OGM
Jusqu’à présent, les avis rendus par les commissions d’experts européens (EFSA) ou nationaux le sont uniquement après examen du dossier fourni par le demandeur d’autorisation, sans contre-expertise toxicologique indépendante comme inscrite dans le projet de loi Grenelle 1. Le gouvernement doit mettre en œuvre des moyens logistiques et budgétaires pour mener ces contre-expertises.

Avec de nouveaux protocoles d’évaluation, il s’agit aussi de répondre à la demande du Conseil des ministres européens de l’environnement de « renforcer et d’harmoniser les méthodes d’évaluations des risques OGM en Europe ».

Pour FNE, la question des OGM ne se limite pas à un débat scientifique. Il faut tenir compte de tous les impacts des OGM, de leurs relations avec les pesticides sur le plan toxicologique, mais aussi de leurs conséquences socio-économiques. C’est ce message qu’elle portera au sein du Haut Conseil des Biotechnologies.



Par France Nature Environnement - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 28 mai 2009 4 28 /05 /2009 07:13
Paris, le 27 mai 2009 - Alors que la Table ronde sur le soja responsable (RTRS) réunit aujourd'hui à Campinas (Brésil), entre autres Monsanto, Syngenta et Cargill, pour définir de nouveaux standards volontaires de culture du soja, les Amis de la Terre-International dénoncent les tentatives de « greenwashing » et de tromperie du consommateur. Même le soja transgénique sera étiqueté « responsable » [1].

Le développement de la monoculture de soja durant ces dernières années a eu des conséquences désastreuses bien connues : accélération de la déforestation, aggravation des conflits sociaux et fonciers, augmentation de l'utilisation de pesticides et émissions importantes de gaz à effet de serre. Ce soja sert presque exclusivement à nourrir les animaux des pays riches et maintenant à fournir le marché de l'agrodiesel.

Pour les Amis de la Terre-International, la RTRS est une tromperie verte car :
- elle ne s’attaque pas au problème de l'augmentation de la production de soja qui est la cause des dommages à la fois aux populations locales, à la biodiversité et au climat ;
- en réalité, elle fait le jeu des grands groupes agro-industriels et légitime leurs pratiques [2]. Elle va même jusqu’à certifier le soja OGM comme « responsable » alors qu'il est prouvé qu'il entraîne une augmentation de l'utilisation de pesticides, avec des conséquences catastrophique sur l'environnement et la santé des populations locales ;
- les représentants des petits paysans et les communautés locales ont été exclus de la RTRS et s'opposent aux critères proposés.

Les Amis de la Terre-International demandent :
- une réduction de la dépendance au soja pour l'alimentation du bétail et une consommation de viande moins importante et de meilleure qualité dans les pays industrialisés ;
- l'arrêt de l'utilisation d'huile de soja comme agrocarburant ;
- la mise en place de politiques agricoles et alimentaires équitables et environnementalement soutenables pour permettre à toutes les régions et les pays de se nourrir sans dépendre démesurément d'importations.

Pour Martin Drago des Amis de la Terre-International, « les standards que développe la RTRS vont légitimer un système de culture du soja dévastateur, alliant déforestation et destruction des conditions de vie des petits paysans au profit de quelques grands propriétaires terriens et multinationales. Le seul soja responsable, c'est moins de soja ».
Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « Nous devons affronter les vrais problèmes derrière ce système comme la sur-consommation dans les pays industrialisés et le partage inéquitable des ressources comme l'eau et les terres. Nous avons besoin de vraies solutions qui préservent l'environnement et les populations locales et promeuvent la souveraineté alimentaire plutôt que les profits de quelques multinationales ».

Plus de 80 organisations de par le monde ont signé une lettre d'opposition aux propositions de la RTRS [3].

Contact presse : Caroline Prak - Relations médias 06 86 41 53 43 ou 01 48 51 18 96

Notes :
[1] Les critères peuvent être téléchargés ici : http://www.responsiblesoy.org/principles_criteria_docs.php
[2] les principaux acteurs du développement du soja sont Monsanto, Syngenta, Cargill et Bunge – qui sont aussi des participants très actifs de la RTRS.
[3] http://www.bangmfood.org/take-action/23-take-action/36-letter-of-critical-opposition-to-the-round-table-on-responsible-soy
Par Les Amis de la Terre - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 /06 /2009 18:27
Notre voisin, le gouvernement aragonais soutient financièrement les OGM par l'intermédiaire des oeuvres sociales de la caisse d'épargne Ibercaja...

Communiqué de nos collègues d'Amigos de la Tierra (désolé, c'est en Espagnol) :

http://www.tierra.org/spip/spip.php?article860

Vous pouvez lire leur rapport et/ou envoyer un message au gouvernement aragonais.
Par Ch Berdot - Publié dans : Articles de presse
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 07:34
"Les experts en OGM de l'Autorité européenne de la sécurité alimentaire (EFSA) ont conclu que le maïs 810 est sans risques pour la santé humaine et animale et ne constitue pas une menace pour l'environnement, si des mesures appropriées sont prises pour éviter une contamination des lépidoptères." Cet avis de l'Autorité européenne, rendu public mardi 30 juin, doit permettre à la Commission de Bruxelles de proposer aux Vingt-Sept de renouveler l'autorisation accordée en 1998 pour l'importation et la culture de ce maïs génétiquement modifié de la firme Monsanto.

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Par Le Monde - Publié dans : Articles de presse
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