Mardi 23 octobre 2007

Conférence débat contradictoire OGM

Foire Expo de Pau – le 5 octobre 2007

Partie 5 / 6

Question de Forsans : le Grenelle de l'Environnement ?
pour l'instant ça ne se passe pas !
De Kochko : je vais me présenter brièvement. il y en a certains que je connias,que j'ai vu la dernière fpos depuis la dernière fois il y a plus de monde, la prochaine fois on fera le stade de fRANCE;;;
Moi, je suis paysan bio en Lot-et-Garonne, et je viens justement prouver que ce que vient de dire Monsieur Pèes est archi faux puisque je suisun paysan qui  a été contaminé et en 1996 par un OGM qui était interdit à la culture, qui est toujours interdit en culture, et je suis tout à fait d'accord avec Monsieur riba : il faut interdire les OGM à la culture mais il faut interdire les OGM à l'importation puisque c'est par des OGM importé que j'ai été contaminé. A ce jour, Les gens qui ont fait la promotion de ces OGM  n'ont toujours pas assumé la responsabilité que vous prétendez assumé puisqu'à ce jour je n'ai toujours pas eu de préjudice réparé, la reconnaissance même du préjudice que cela a occasionné à la filière bio n'a pas été reconnue. A partir du moment om quelque chose comme ça est introduit sur un territoire, qu'est nouveau,les gens qui sont sur les sytmèmes agraires existants ont le droit, je l'imagine, de continuer à produire comme il le faisait avant,il faut qu'il mette en place pour rassurer leurs clients, notamment les bios, les clients bios, obscurantistes ou pas, ne veulent pas d'OGM, c'est donc un problème commercial et non pas scientifique mais pour leur prouver qu'ils n'en ont pas, il faut faire un dépistage, c'est ce que vous expliquiez tout à l'heure, tous les efforts que vous avez été obligé de faire cette année, de séparer les lots,  pour séparer les filières, sans garantie d'une étanchéïté parfaite mais ça des surcoûts vous devez bien le savoir, c'est des surcoûts de traitement très importants, donc c'est des surcoûts que l'ensemble de la filière va porter et ces surcoûts n'ont pas été remboursés à la filière bio qui a du encaisser sur ces lots de soja un surcoût de 50 euros à la tonne produite. ça ça n'a jamais été même reconnu.donc c'est bien la preuve que la coexitence dans le contexte actuel n'est pas possible
je dirais mon cas personnel qui est la réalité d'une contamination, qu'est ce qui s'est passé ? vous nous avez expliquz ce qui s'est passé depuis qu'on s'est vu la dernière fois, de notre côté, pour nous puisque vous avez refusé de participer avec nous à des expérimentations pour  montrer que les précautions que vous prenez, allaient nous empêcher d'être contaminé, nouson a fait avec les moyens qu'on a pu avoir, les financements du conseil régional et d'une fondation suisse, on a réussi à montrer encore une fois qu'il y avait des contaminations à tous les niveaux. Au niveau apicole, il y a une filière ici très présente à pau, il y a des entreprises très importantes sur la filière apicole sur Pau, il y a beaucoup d'apiculteurs sur la région qui s'inquiètent terriblement et quiau vu des résultats qu'on a porté cette année ont disposé des ruches dans des environnements qu'on supposait, allait être chargé en cultures OGM, on dit on supposait puisqu'on a eu aucune information sur la disposition des ces parcelles, donc à la fois dans le Lot-et-Garonne et dans le Béarn, on a disposé des ruches et essayé de suivre des parcelles de maïs bio.
ces ruches elles sont toutes contaminées, on a fait des analyses et avec le laboratoire Michaud, on a fait des spectres de pollen pour savoir si le pollen de maïs était important dans la ruche, il est important, il y a des lots qui sont à 90%, donc c'est 90% du pollen de toutes les fleurs qui rentre c'est du pollen de maïs, en masse, ça veut dire que y' a des lots de 100grammess qu'on a envoyé faire analyser sur la présence d'OGM, dans ces lots, y'a 40 grammes de pollen de maïs OGM, voilà,donc sur simplement une zone de prélèvement de quelques jours, donc est ce que l'apiculteur a le droit d'exister ou pas ? l'apiculteur il a son commerce de pollen, le pollen nourrit les larves, c'est pas pour faire joli, le pollen que les abeilles rentrent dans la ruche c'est pour nourrir les larves, c'est pour nourrir leur élevage, c'est l'apport protéïque de la ruche. Monsieur Riba doit bien le savoir, en entomologiste renommé qu'il est, il n'y a aucune étude, vous devez bien le savoir aussi, il n'y a aucune étude qui prouve que ce pollen qui contient un larvicide, le larvicide de la pyrale, sur les larves des abeilles. Aucune étude qui peut rassurer les apiculteurs à ce niveau-là. Ensuite le miel a quelque présence de pollen autour de 1%, ce miel lui il a une image de marque qui est complètement attaqué, il a une image de marque de produit naturel ; les apiculteurs, si l'on sait qu'il pourrait y avoir une présence même infime d'un OGM, risquent d'avoir un problème commercial, ne serait-ce que par leur image de marque. donc perte de commerce du pollen, toxicité sur les larves,perte d'image de marque du miel.
Sur le maïs, on a planté donc deux parcelles en Béarn par un agriculteur qui est je pense dans la salle de soir, on a planté deux parcelles avec différents maïs,maïs population,différents hybrides avec  différentes précocité pour voir s'il y avait des différences de risque de contamination. On a semé deux parcelles dans le Béarn et et on a suivi deux parcelles dans le lot et garonne chez un paysan bio, autour de parcelles OGM et là c'était en condition réelle, lui semant quand il voulait et récoltant quand il voulait, il avait un risque de se faire contaminer.
Alors vous devez être au courant, ces quatres parcelles ont été détruites chimiquement, elles ont été déclassées pour destruction chimique par l'organisme certificateur.
(M.Pèes c'est faux !)
J'ai le papier de l'organisme certificateur qualité France , on pourra vous apporter les preuves si vous voulez
(M. Pèes continue de protester)
Je ne vous ai pas coupé la parole,donc vous ne me la coupez pas.
Moi j'affirme que Ces parcelles ont été détruites  chimiquement et je ne suis pas le seul, les assurances ne veulent pas rempbourser pour des problèmes niclimatiques ni pour agronomiques,  en tout cas les maïs font 20 cm, ils sont à la feur mâle et il n'y a pas d'épis. Il y a eu un décalage de floraison d'environ 1 mois avec les parcelles autour, qui sont des parcelles OGM pas forcément immédiatement d'ailleurs, elles n'étaient pas forcément à côté, la plupart étaient éloignées d'au moins cinquante mètres de ces parcelles,
(M Pèes continue de protester comment vous le savez)
on a fini par le savoir puisqu'on a fait des tests, si on avait travaillé ensemble on aurait pu arriver à des tests un peu plus pratiques probants, un peu pratiques. ces maïs ont été récoltés on a récolté 3 kilos sur une parcelle et 4 sur l'autre dans le Béarn, sur une parcelle d'un hectare et demi et d'un demi c'est pas extraordinaire comme rendement vous le voyez, on a envoyé ça au laboratoire en disant que ça ne devait certainement pas être contaminé vu la différence de floraison. Les deux lots sont contaminés à hauteur de 0,14%. Voilà malgré un décalage de floraison de un mois.
tout ça c'est simplement pour dire que la coexistence elle est extrêmement difficile et dans le contexte actuel est quasiment impossible.
Moi, je voulais insister sur ces choses là, vous avez parlé des surcoûts et de tous les problèmes de co-existance, de l'absence de responsabilité, Mr Riba l'a dit tout à l'heure, il faudrait une vigilance supérieure, un encadrement différent, etc...donc il faudrait en attendant, ne pas en faire! Pendant qu'on n'a pas ces procédures, ce serait le minimum. Donc, pour l'instant, on lâche dans la nature, et puis on regarde ce qui se passe.
Ce qui m'intéresse ici ce soir, parce que j'ai l'impression qu'il y a beaucoup d'agriculteurs dans la salle, c'est de leur montrer que ces cultures n'ont pas réellement d'intérêt, ni économique, ni technique.
Au niveau économique, la semence OGM est plus chère à l'achat que la semence non OGM. Ensuite, le maïs est moins cher. Aujourd'hui, si vous regardez la cotation à Toulouse, il est entre 15 et 20 Euros moins cher. Les organismes collecteurs se sont entendus pour acheter au même prix pour éviter la fraude, que ceux qui sont OGM et vont donc se faire payer moins cher arrivent en disant "non, c'est du classe A, je vous le livre et vous pouvez me payer au même prix". Donc, ca, c'est un risque de contamination de tous les silos,
(réponse à Pees) :le prix à Toulouse, c'est pas vrai qu'il est 15 à 20 Euros moins cher le maïs OGM ? Sur le marché à Toulouse, vous pouvez regarder, le maïs est environ 15 à 20 Euros moins cher.
Le maïs OGM aujourd'hui, qui est cultivé en grandes quantités aux Etats Unis, était hier, j'ai regardé, à 121 Euros la tonne à Chicago. Ici en France, on est à 230. Pourquoi le maïs ne rentre pas, parce que avec les frais de Fret, le maïs, pour rentrer ici, il va arriver à 180 Euros dans les ports français.  Donc largement moins cher que le maïs produit ici. Il n'entre pas parcequ'il y a des OGM interdits à la commercialisation dedans. C'est la meilleure preuve qu'il ne faut pas cultiver d'OGM, parce que le jour ou vous allez les cultiver, vous allez les voir rentrer à un coût 50 à 60 Euros moins cher que celui produit aux Etats Unis.

(Applaudissements)
Aux Etats Unis, vous avez des agriculteurs qui ont 3000 Hectares pour des exploitations moyennes, voire petites.
(Vous n'allez pas arrêter dire "c'est pas vrai" à tous les mots que je dis, j'ai eu la décence de me taire pendant que vous parliez, pourtant vous avez dit des énormités. Donc laissez moi finir. C'est de la correction minimum, c'est de la co-existance pacifique)
(Applaudissements)
Le maïs en question va devenir forcément concurrentiel par rapport au maïs d'ici et on n'est pas dans des terroirs où les gens ont 3 000, 30 000 Hectares, donc la co-existance ne peut pas s'organiser de la même manière.
Ensuite, dans le guide des bonnes pratiques, il est dit pour la culture qu'on doit mettre 20% de zone refuge, c'est à dire de zone d'entretien de la pyrale pour éviter justement qu'il y ait des phénomenes de résistance qui arrivent trop rapidement. Cette zone refuge ne doit bien sûr pas être traitée. Sinon, y'a pas de pyrale, et donc le phénomène de résistance sur la partie OGM va intervenir. Cette zone refuge va être donc, dans les cas les plus graves où il y a besoin d'OGM contre la pyrale, pourrie de pyrale. Donc, ca, c'est encore une diminution du rendement sur les 20% de la zone, si c'est respecté. Et je ne parle pas des bordures. Au niveau économique, c'est pas une culture intéressante dans le long terme.
Aujourd'hui, c'est difficile de se baser sur les prix parce qu'il y a un emballement, je pense que pour l'instant ces prix sont partis pour se maintenir, donc c'est un peu délicat de conclure par rapport à l'année dernière, ou par rapport même aux 10 dernières années, où les prix étaient quand même différents. Malgré tout, la situation aujourd'hui, c'est celle là.
Au niveau intérêt technique, je crois que MMrs Riba et Vélot vous l'ont dit, il y a des techniques alternatives. Il y a sur les sites de gens qui font des maïs OGM et pas OGM, notament par exemple Maïs Adour, qui a un site très bien fourni sur comment lutter contre la pyrale, il y a beaucoup de techniques pour lutter, des pratiques culturales, la gestion de l'irrigation, les dates de semis, les trichogrammes... il n'y a absolument pas urgence pour arriver à utiliser ce maïs Bt immédiatement, uniquement sur des raisons techniques pour la pyrale.

Je finis sur ces problèmes, je ne pense pas avoir été loin de là plus long que les autres.
Je voulais simplement finir sur le grand argument qui nous est tout le temps agité sur la faim dans le monde et il faut nourrir la planète.
J'ai pris vos chiffres, dans votre livre, que j'ai lu. En 1996, vous dites "il y avait 1,7 Millions d'Hectares d'OGM dans le monde. En 2005, il y a 90 Millions d'Hectares qui sont essentiellement aux USA, en Argentine, au Canada, au Brésil, en Chine et en Inde". C'est vos chiffres et vos renseignements. Ce sont des petits pays! Par contre, après, je suis allé chercher les chiffres de l'ONU en ce qui concerne la malnutrition, en 1995, il y avait 801 Millions de gens qui crevaient de faim sur la planète, en 2004, il y en a 863 Millions. Ca fait 62 Millions d'augmentation en même temps que les 90 Millions d'Hectares d'OGM qui augmentent dans le monde.
(Applaudissements)
Je ne veux pas faire de raccourci simpliste, mais si les OGM avaient eu une quelconque utilité sur nourrir la planète, ca se verrait au moins sur ces chiffres globaux. Et je vais aller un peu plus loin puisque en même temps, quand vous regardez sur la même période le % d'obèses qu'il y a aux USA, il est passé de 15 à 32%. Donc, on ne nourrit pas la planète, on engraisse les pauvres des pays riches.
(Applaudissements)
**************************************************Forsans :
Eh bien on va essayer de résumer. Finalement, si j'ai bien compris dans votre argumentation, vous parlez du passage des idées des concepts aux réalités, vous dites "dans les réalités, il  a des pertes de commerce, de la toxicité, de l'influence sur les cultures, et il n'y a pas de vraie réalité économique" et vous nous apportez la preuve par le cargo à 180 Euros; Vous dites aussi que par conséquent il faut arrêter au lieu de continuer, parce qu'il y a d'autres pratiques culturales, et vous faites état de la difficulté de co-exister et qu'il faudrait qu'on mette en place un guide des bonnes pratiques?
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Kochko :
Non. Je pense que ce qu'il faut faire d'abord, c'est ce que disait C. Vélot tout à l'heure. Il est très difficile pour nous de rester calmes dans un contexte où on est cernés par des cultures qui nous polluent. Donc, la meilleure chose, si on veut avoir un débat serein, c'est d'arrêter ces cultures au moins un an! Pourquoi ne pourrait-on pas arrêter pendant un an? Pendant un an, on fait toutes les analyses qui nécessitent d'être faites, si ca nécessite 2 ans, on prend 2 ans! Où est l'urgence de faire ca exactement? A la fin du compte, on fait ces analyses, on regarde l'impact que l'introduction de ces cultures a sur la santé humaine, sur tout ce qui ne se voit pas sur les aliments issus d'animaux que sont engraissés avec les OGM, qui sont non étiquetés, sur l'environnement, et aussi sur l'impact sur les systèmes agraires existants, dont l'agricutlure, dont l'agriculture bio, et dont beaucoup d'agricultures paysannes qui peinent à résister face à cette agriculture qui est industrielle.
On fait ces mesures, on fait ces impacts, et ensuite, on pourra décider d'autoriser ou de ne pas autoriser. Mais ce minimum là n'a pas été fait. Donc on peut difficilement avoir un débat serein.
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM - Publié dans : Actions ici
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