Actions ailleurs

Mardi 3 avril 2007
Le 3 avril 2007 sera jugé à la Cours Administrative de Bordeaux Yves Manguy, Maire de Landigny (Charentes).
Il avait pris en 2005, comme d’autres Maires du département, un arrêté interdisant les OGM sur sa commune (notamment pour protéger 2 exploitations productrices de maïs en conversion vers l’Agriculture Biologique).
Tous ont été déboutés au Tribunal Administratif de Poitiers. Les Maires ne veulent pas baisser les bras et ont décidé, pour des raisons économiques, que seul l’un d’entre eux déposait un recours.
Mais tous sont concernés et soutiennent, notamment financièrement, la commune de Landigny et son maire Yves Manguy.
Par Claire NAUD
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Mercredi 4 avril 2007
Le 2 avril 2007, déclaration des 8 grévistes de la faim de Paris puis Pau*

Au 19° jour de grève de la faim pour 6 d’entre nous, nous avons quitté
la Communauté Emmaüs de Pau-Lescar qui nous a si chaleureusement accueilli.

Nous saluons l’initiative des jeûneurs d’Angoulème, Périgueux, Toulouse,
Montpellier, Lyon puis Strasbourg, qui démultiplient notre action. Nous
remercions tous ceux qui nous ont aidés et envoyé des messages
d’encouragement. Nous saluons les trois candidats aux élections
présidentielles qui nous ont ouvertement soutenus : Dominique Voynet,
José Bové et Ségolène Royal. Par là, ils ne se sont pas contentés de
prendre une position de principe pour un moratoire après les élections
donc sous la pression des contaminations massives déjà réalisées, mais
pour un moratoire immédiat, avant les semis. Nous saluons l’engagement
de Nicolas Hulot tout en regrettant qu’il n’ait pas daigné nous
rencontrer ni préciser que le moratoire doit être pris tout de suite,
par le gouvernement actuel.

En ce début de semaine, les premiers semis de maïs commencent dans le
sud ouest. Face à l’entêtement de Nicolas Sarkozy qui a encore confirmé
samedi matin à Nicolas Hulot son opposition à tout moratoire sur les OGM
ou sur l’EPR et au silence assourdissant du gouvernement et du Président
de la République, nous avons décidé aujourd’hui de suspendre notre grève
de la faim afin de reprendre des forces pour pouvoir continuer sur le
terrain notre combat pour le moratoire.

Pendant presque 20 jours, nous avons semé de nombreuses graines d’espoir
tout au long de notre chemin dans le cœur de tous ceux qui sont venus
nous encourager ou que nous avons simplement rencontrés, et aussi dans
nos propres cœurs. Alors que nous nous connaissions à peine lorsque nous
avons démarré, cette aventure collective nous a enrichis nous-mêmes tout
autant qu’elle a pu contribuer à conforter l’ensemble des actions menées
pour repousser le péril que représentent les cultures OGM brevetées.

Après avoir alerté le monde politique national à Paris, nous sommes
venus à Pau dire aux agriculteurs qui envisagent de suivre les
injonctions de leurs « coopératives » semencières et agro-alimentaires :
« ne semez pas les graines de la discorde ! » Nous y avons rencontré une
population farouchement opposée à ces cultures et un collectif bien
décidé à tout faire pour les combattre.

Nous devons maintenant empêcher partout les semis, poursuivre en
responsabilité les agriculteurs qui s’obstineraient à semer et leur
rendre la vie impossible par tous les moyens, obtenir du prochain
parlement et du prochain gouvernement un moratoire immédiat et
l’arrachage des champs OGM semés. Plus que jamais, le combat pour le
moratoire est à l’ordre du jour auprès des politiques, de la population
et dans les champs.


      Rendez-vous à Marmande dès jeudi 5 avril pour obtenir
      l’interdiction des semis de Claude Menara
Par Grévistes de la faim
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Samedi 7 avril 2007
Article de l'Express le 7/4/6 : Infos sur le procès de Marmande

Article sur www.univers-nature.com le 6/4/7 : Plainte d'un apiculteur contre un cultivateur d'OGM
Par Collectif Béarn pour un Moratoire OGM
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Mardi 10 avril 2007
L'association Cyberacteurs a lancé sa toute  dernière action. Elle a été élaborée en collaboration avec l'association  Kokopelli. Elle est intitulée « Sans OGM, Semons ! »
Cyberacteurs et Kokopelli ont lancé une campagne MAIS (Mensonges Avérés  de l'Industrie Semencière), qui grâce à une mobilisation citoyenne, «  contribue à dénoncer les contaminations transgénique, dont se rend coupable  l'État français ». Elle propose aux citoyens de leur envoyer des graines de  maïs doux « Arc-en-ciel inca ». Elle les invite à les semer pour les  réexpédier au ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de  non-contamination génétique.

Contact :  www.cyberacteurs.org
Par Cyberacteurs et Kokopelli
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Mercredi 11 avril 2007

Claude Menara, agriculteur lot et garonnais, a été jugé en référé devant le tribunal de Marmande, jeudi 5 avril , pour « trouble anormal de voisinage » suite au semis d’OGM. Le jugement sera rendu le 24 mai. D’ores et déjà, face à l’absence de responsabilité des firmes semencières quant aux risques de contamination OGM, l’agriculteur a tempéré ses ardeurs : au lieu des 200ha prévus, 48ha d’OGM seront semés.

 

En 2006, Claude MENARA, maïsiculteur en Lot et Garonne, a semé 100 ha de maïs OGM. Le pollen récolté dans des ruches à 1200 mètres de la parcelle était contaminé à plus de 40 %.

Ce 5 avril, l'agriculteur était assigné en référé devant le tribunal de Marmande par l’apiculteur Maurice Caudoin, soutenu par  BIO D’AQUITAINE et la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique), et d’autres organisations agricoles.

 

L’an dernier, l’agriculteur, épaulé par les vendeurs de semences, déclarait : « 100 ha d’OGM, j’assume ! »*. Il souhaitait développer et doubler sa superficie semée de maïs OGM en 2007.

Hier devant le tribunal, il s’est retrouvé bien seul. Dans le contrat qui le lie à son fournisseur de semences, il est bien précisé qu’en cas de pollution par les OGM qu’il a semés, il est le seul responsable ! Ni les assurances, ni les semenciers, ni l’Etat ne paieront pour lui.

 

Finalement en 2007, il réduira sa surface d’OGM à 48 ha.

 

La contamination des produits bio par les OGM représente un préjudice commercial et moral pour les paysans bio. Demain, pour se défendre les paysans sous label, pourront être amenés à assigner devant les tribunaux d’autres promoteurs des OGM ! Ceux ci risquent devoir assumer toute responsabilité, comme Claude MENARA, et perdre beaucoup là où ils pensent gagner beaucoup.

 

* journal Sud Ouest

Par Bio d'Aquitaine - A Mallaroni
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