La contamination est inévitable
L’expérience menée à Grezet-Cavagnan (47) avec des semences bios et des ruches à plusieurs distances du champ de Maïs GM de monsieur Ménara vient de démontrer l’inévitable contamination progressive de tout le voisinage. Des échantillons de pollen de ruches voisines des champs de ce militant pro-OGM, prélevés en présence d'huissier, se révèlent contaminés à 40% par le maïs de ce monsieur. Du maïs bio « population » semé à 25 et 105 mètres du maïs GM est contaminé à 0,3 et 0,1 %. Etude d’une pollution génétique en Lot-et-Garonne.
Sauf à spécialiser des régions entières et y interdire de fait toute production sans OGM, la coexistence est un leurre.
Outre l'impossibilité de maintenir des cultures et des filières (stockage, transport, transformation) séparées et étanches, on voit se multiplier les cas de présence d'OGM dans des aliments « non OGM »: Une souche expérimentale non autorisée (LL610 de BAYER, cultivée sur quelques ares et abandonnée depuis 2001) se retrouve dans le riz d’importation américain dans le monde entier ; les nouilles chinoises contiennent un riz non autorisé en Chine, amenant le Japon à interdire ces importations (et l'Union européenne à « préparer des mesures » !).