MAÏS OGM : DECLARATION « OBLIGATOIRE » ET TRANSPARENCE

Publié le par Alain HEBRARD

1- Article La DEPECHE

15 mai, date limite de déclaration fixée par le Ministère de l’Agriculture pour ceux qui sèment du maïs génétiquement modifié. A ce jour, la DDA du Tarn n’a reçu AUCUNE demande de l’imprimé nécessaire.

Rien d’étonnant à cela : Interrogée sur ce dossier, il s’avère que la DDA n’a pas informé les agriculteurs de cette obligation, sinon par un communiqué à la presse qui n’a pas été relayé par la presse agricole du Tarn. Il n’y a d’ailleurs pas d’imprimé disponible et l’administration est seule à pouvoir le télécharger.

Une fois de plus, tout est fait pour que ces cultures se développent en toute opacité : le communiqué précise que les paysans et le public n’auront accès qu’au « nombre et à la surface des parcelles OGM présents dans chaque canton ». Il est seulement proposé aux transgéniculteurs de s’engager à informer leurs voisins. En l’absence de toute sanction à la clé, il est évident que cet engagement ne sera pas respecté.

Il y a tout lieu de penser qu’un certain nombre d’agriculteurs tarnais s’engageront clandestinement dans cette voie cette année. Or le Service de Protection des Végétaux, interpellé à Toulouse reconnaît qu’il n’a ni les ni les bases règlementaires, ni les moyens humains, ni les outils techniques permettant d’assurer les contrôles de la biodiversité et du suivi des contaminations des cultures conventionnelles du voisinage.

Il est indispensable, dans ces conditions, que tous ceux qui ne veulent pas voir leur récolte refusée demandent des contrôles de leur production. Un modèle de lettre au SRPV est à leur disposition (05 63 37 02 01 ou hebrard-alain@wanadoo.fr).


2-Etat des lieux:

J’ai interrogé les deux plus grandes coopératives qui fournissent les semences de maïs dans le département : l’une, avec réticence, prétend n’avoir fourni que du Maïs classe A (non OGM) et ne pas avoir eu de demande ! L’autre déclare avoir fourni 20 à 25 agriculteurs, pour semer 200 à 250 ha et les avoir déclaré au SRPV. On peut douter de la sincérité de la première.

 En l’absence de véritable obligation d’être prévenu par son voisin transgéniculteur, le producteur de maïs conventionnel court le risque de voir sa récolte refusée par son client (minotier, semoulier, labels, Ag Bio) ; il n’aura pas d’autre alternative que d’espérer ou de pratiquer des tests coûteux et délicats sur sa récolte et d’attaquer son voisin pollueur pour atteinte à la liberté d’entreprendre.

Devant cette situation, nous appelons tous ceux qui ne veulent pas d’OGM dans leur champ à se mettre en contact avec la CONF 81. Nous pouvons leur fournir des tests ainsi qu’un modèle de lettre à envoyer au SRPV pour demander la transparence.

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