L’extrême réserve du Crédit agricole

Publié le par Agra

Pour Michel Clavé, directeur de l’agriculture et de l’agroalimentaire au groupe Crédit Agricole, les risques liés aux OGM ne sont ni connus ni quantifiables à ce jour. S’exprimant le 22 novembre lors des Rencontres du droit rural organisées à la Société des Agriculteurs de France (SAF), le représentant de la banque verte a expliqué que son entreprise ne garantissait pas les dommages liés aux OGM.

La frilosité du secteur bancaire s’explique par le refus des sociétés de réassurance d’inclure les risques OGM dans leur activité, a-t-il ajouté, tout en notant « un manque de volonté de faire des tests et des expérimentations » en matière de plantes transgéniques. Pour Michel Clavé, la question de la responsabilité en matière de risques OGM est devenue une « patate chaude » dont chacun essaye de se débarrasser, alors qu’il faudrait, selon lui, que les différents maillons de la filière se partagent la prise en charge.

Ne partageant pas le scepticisme du Crédit agricole, le président de la SAF, Hervé Morize estime que « les OGM sont une des pistes de croissance dans le domaine végétal, notamment face à la fameuse réduction de 50 % des pesticides ».
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