Occupation de la DDAF 47
AGEN. --Hier, les militants anti-OGM se sont invités à la DDAF pour réclamer la liste des champs de maïs transgénique. Ils ont été sortis des locaux manu militari
On nous a traités comme des bestiaux. » Hier, les militants du collectif 47 contre les OGM étaient pour le moins marris suite à leur expulsion des bureaux de la DDAF (Direction départementale de l'agriculture et de la forêt).
Il était en effet environ 15 heures quand un important dispositif policier s'est mis en branle pour évacuer, manu militari, une vingtaine de militants qui s'étaient invités plus tôt dans la matinée, un peu avant 11 heures, au sein de la structure.
Cette invasion des locaux de la DDAF s'était menée sans heurts, sous les regards de la police, qui n'avait pas opposé de résistance à l'entrée du collectif. La cinquantaine de membres alors présents avait même prévu de venir avec un panier de produits de terroir sous le bras. Cependant, les militants n'étaient pas là pour se tailler un casse-croûte mais pour réclamer la liste de tous les champs qui cultivent des OGM dans le département, afin de défendre notamment la cause des apiculteurs (lire par ailleurs).
Patrick Peirani, le directeur de la DDAF, organisme qui a en sa possession la liste des parcelles de maïs transgénique dans le Lot-et-Garonne, a alors indiqué aux militants, après un coup de téléphone au ministère, que « l'administration n'a pas la possibilité de donner à des tiers ce type d'informations ».
Les discussions ont alors traîné en longueur. Selon les autorités policières, il avait été convenu d'un horaire limite qui aurait sonné le départ des militants. Mais quand le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Yannick Blouin, a demandé aux militants de quitter les lieux, ces derniers ont organisé un sit-in sur place.
La volonté toujours là. Sur ordre du préfet, (un demi-escadron de gendarmes mobiles de Toulouse se tenait prêt à intervenir), les policiers ont alors procédé à l'expulsion des anti-OGM, déclenchant l'ire des militants. « On nous a expulsés de la DDAF comme on nous expulse en justice quand on défend la cause des apiculteurs et bientôt on va nous expulser de nos champs », s'insurge Patrick de Kochko.
Yannick Blouin, le DDSP, assure pour sa part que l'expulsion s'est déroulée « sans incidents ». « Nous sommes intervenus quand il fallait intervenir et nous n'avons fait que porter les gens versla sortie. Ni plus ni moins. »
En tout cas, à l'issue de cette expulsion, dans les rangs des militants, la volonté de lutter contre la dissémination des OGM n'avait pas décliné. « On va démontrer l'étendue de la contamination des champs », lance Patrick de Kochko, plus que jamais déterminé à servir la cause des anti-OGM. Une cause qui a au moins réussi hier à faire parler d'elle.
L'exigence d'une transparence totale
L'opération menée hier fait suite à la décision en référé du tribunal de Marmande du 24 mai, qui a estimé que c'était aux apiculteurs de placer leurs ruches à une distance de1,5 km (en Allemagne, il est de 9 km ). Une distance (contestée) qui serait « suffisante » pour éviter la contamination des abeilles par le pollen du champ d'essai transgénique (le seul déclaré) de Grézet-Cavagnan. Afin de démontrer « l'absurdité » de ce jugement, le collectif a donc réclamé la localisation de tous les champs OGM pour permettre aux apiculteurs de se mettre à l'abri. Sans résultat.
Vidéo de l'expulsion DDAF 47
On nous a traités comme des bestiaux. » Hier, les militants du collectif 47 contre les OGM étaient pour le moins marris suite à leur expulsion des bureaux de la DDAF (Direction départementale de l'agriculture et de la forêt).
Il était en effet environ 15 heures quand un important dispositif policier s'est mis en branle pour évacuer, manu militari, une vingtaine de militants qui s'étaient invités plus tôt dans la matinée, un peu avant 11 heures, au sein de la structure.
Cette invasion des locaux de la DDAF s'était menée sans heurts, sous les regards de la police, qui n'avait pas opposé de résistance à l'entrée du collectif. La cinquantaine de membres alors présents avait même prévu de venir avec un panier de produits de terroir sous le bras. Cependant, les militants n'étaient pas là pour se tailler un casse-croûte mais pour réclamer la liste de tous les champs qui cultivent des OGM dans le département, afin de défendre notamment la cause des apiculteurs (lire par ailleurs).
Patrick Peirani, le directeur de la DDAF, organisme qui a en sa possession la liste des parcelles de maïs transgénique dans le Lot-et-Garonne, a alors indiqué aux militants, après un coup de téléphone au ministère, que « l'administration n'a pas la possibilité de donner à des tiers ce type d'informations ».
Les discussions ont alors traîné en longueur. Selon les autorités policières, il avait été convenu d'un horaire limite qui aurait sonné le départ des militants. Mais quand le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Yannick Blouin, a demandé aux militants de quitter les lieux, ces derniers ont organisé un sit-in sur place.
La volonté toujours là. Sur ordre du préfet, (un demi-escadron de gendarmes mobiles de Toulouse se tenait prêt à intervenir), les policiers ont alors procédé à l'expulsion des anti-OGM, déclenchant l'ire des militants. « On nous a expulsés de la DDAF comme on nous expulse en justice quand on défend la cause des apiculteurs et bientôt on va nous expulser de nos champs », s'insurge Patrick de Kochko.
Yannick Blouin, le DDSP, assure pour sa part que l'expulsion s'est déroulée « sans incidents ». « Nous sommes intervenus quand il fallait intervenir et nous n'avons fait que porter les gens vers
En tout cas, à l'issue de cette expulsion, dans les rangs des militants, la volonté de lutter contre la dissémination des OGM n'avait pas décliné. « On va démontrer l'étendue de la contamination des champs », lance Patrick de Kochko, plus que jamais déterminé à servir la cause des anti-OGM. Une cause qui a au moins réussi hier à faire parler d'elle.
L'exigence d'une transparence totale
L'opération menée hier fait suite à la décision en référé du tribunal de Marmande du 24 mai, qui a estimé que c'était aux apiculteurs de placer leurs ruches à une distance de
Vidéo de l'expulsion DDAF 47
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