COMMUNIQUE de lOrganisation des Producteurs de Grains
L’Organisation des Producteurs de Grains
Premier syndicat français de producteurs de céréales, d’oléagineux et de protéagineux
OGM MON 810 : les producteurs ont tout à gagner de l’application de la clause de sauvegarde
Le gouvernement français s’oriente visiblement vers l’activation de la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du maïs OGM MON 810 en France.
L’OPG estime que cette décision serait une bonne nouvelle pour les céréaliers français qui vont pouvoir ainsi continuer à profiter des prix rémunérateurs européens. En effet, il existe aujourd’hui deux cours mondiaux du maïs, l’un pour le maïs sans OGM, l’autre pour le maïs OGM avec une décote d’environ 50 euros par tonne. La banalisation des cultures d’OGM en Europe ouvrirait la porte aux importations de maïs OGM du continent américain - la céréale la moins chère au monde - et pénaliserait non seulement les cours du maïs mais également ceux du blé et des autres céréales.
Les avantages techniques apportés par la résistance aux insectes foreurs du MON 810 représentent une vue à court terme face au danger commercial qui se profile. Les consommateurs ayant clairement et majoritairement exprimé leur refus des OGM, les agriculteurs n’ont donc aucun intérêt à aller à leur encontre.
L’OPG en appelle à une « préférence communautaire rénovée », idée chère à notre gouvernement, afin que l’Union européenne protège les intérêts de ses consommateurs et producteurs.
La position de la FNSEA et de l’AGPM (impulsée par l’agro distribution et les présidents de certaines coopératives, semencières en particulier) en faveur du MON 810 est donc incompréhensible, quand on sait que le développement des cultures de maïs OGM en France ferait baisser les prix de 20 à 30% pour nos producteurs. Imagine-t-on un syndicat d’éleveurs qui réclamerait l’importation ou la production dans notre pays de viande aux hormones ?
Le 09 janvier 2008 à 14 h 45
Contact presse :
Jacques COMMERE : 06.74 44 02 06
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